Message corsé

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Message corsé

Dans un communiqué jeudi matin dans le journal Corse Matin, le mouvement clandestin nationaliste a averti les « islamistes radicaux de Corse » que toute attaque de leur part déclencherait « une réponse déterminée, sans aucun état d’âme ».

Mais le groupe  adresse aussi un « message à l’Etat français » qui aurait, « si un drame devait se produire chez nous (…), une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse », précisant qu’ils « seraient au nombre de huit ».

Le FLNC ajoute aussi savoir « avec certitude que l’un des imams de Corse est un indicateur de police », et assure « avoir permis au mois de juin de déjouer un attentat sur notre territoire dans un lieu fréquenté par le public ».

« La volonté des salafistes est clairement de mettre en place chez nous la politique de Daech et nous nous y sommes préparés », poursuit le texte. « Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas. L’amalgame n’existe que dans l’esprit des faibles et le peuple corse est fort (…) de choix politiques difficiles qui ne nous ont jamais fait basculer comme vous dans la barbarie », lance le FLNC dit du 22 octobre à l’adresse des radicaux.

Revenant par ailleurs sur le guet-apens tendu à des pompiers le 24 décembre 2015 dans la cité les Jardins de l’Empereur d’Ajaccio – qui avait été suivi d’une réaction musclée de la part des riverains – le groupe clandestin affirme qu’il s’agissait d’une « stratégie mise en place plusieurs jours, voire plusieurs semaines auparavant pour tester la réaction du peuple corse ». L’opération, ajoute-t-il, a été « orchestrée par quelques pseudo-penseurs malfaisants aidés de petites crapules sans envergure ».

« Sachez que toute attaque contre notre peuple connaîtrait de notre part une réponse déterminée sans aucun état d’âme », ajoute encore le FLNC. S’adressant, plus généralement « aux Musulmans de Corse ».

Le groupe les appelle aussi à « prendre position » en dénonçant l’islamisme radical. Il demande notamment aux responsables musulmans de signaler « les dérives chez des jeunes désœuvrés tentés par la radicalisation ».

Appelant « à la vigilance et au calme face à la barbarie », le FLNC souligne ne pas être « le refuge des frustrés d’une lutte raciale ou xénophobe » et dénonce « les idéologies fascisantes qui alimentent les esprits fragiles et les réseaux sociaux ».

Les présidents nationalistes de l’exécutif de la Collectivité territoriale de Corse et celui de l’assemblée, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, doivent soumettre jeudi à Assemblée une résolution demandant à l’Etat de fermer les lieux de culte musulman constituant « des foyers d’influence salafiste », d’expulser les animateurs fondamentalistes de ces lieux et de renforcer la sécurité sur les sites de grande fréquentation…

Y aurait-il là une forme de conduite à reprendre ailleurs ?

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