Mieux que la Rolex sertie de diamants…

0
14

Autour de la table de Chabbath, n°550 ‘Ekev 

Je remercie Hashem pour toutes ses bontés durant ma vie et en particulier pour le Wort/fiançailles de mon fils-Ba’hour Yechiva : Moché ‘Haïm Néro Yaïr avec la fille Frouskin chlita (Bettar/Jérusalem).

Qu’on entende que des joies parmi mes lecteurs et le Clall Israël, Amen !

Mieux que la Rolex sertie de diamants…

Notre paracha fait partie du livre de la Tora qui est une longue suite de prescriptions que Hachem donne au clal Israël avant l’arrivée en Terre sainte.

Le dernier mois (des 40 années de pérégrinations dans le désert), Moché prévient le peuple de garder les lois reçues au Sinaï afin que l’on ne vienne pas à se méprendre, du genre, les Mitsvoth sont bonnes au Sinaï mais en Israël elles ne sont plus d’actualité. Nécessairement ce cinquième Livre doit être médité par la gente politique en Erets Israël, à savoir que la pratique et l’étude de la Tora n’est pas circonscrit aux anciennes terres « galoutiques »  (comme celles d’Europe Centrale ou d’Afrique du Nord), mais ne sont plus en vigueur -hafoukh bé- au pays du drapeau à l’étoile de David !? Que nenni, Moché prévient le peuple du devoir de garder toutes les lois reçues au Sinaï en Terre sainte et dans le reste du monde.

A la fin de la Paracha il existe un fameux passage du Kiriat Chema’ (le 2ème paragraphe dans lequel est marqué) : « Et vous écrirez ces versets sur les linteaux de vos maisons… ». Il s’agit de la Mitsva de la Mezouza. C’est un parchemin (ndlr : d’ailleurs je connais bien leur contenu puisque j’écris de belles Mezouzoth de 15 cm Beit Yossef/Ari zal…) dans lequel est écrit deux paragraphes : le premier c’est le « Chema’ Israël » et le deuxième c’est « Vehaya im chamoa' » (ce dernier paragraphe est écrit dans notre paracha).

Le Choul’han Arouh écrit sur la Mezouza : « Il faut bien faire attention d’accomplir cette Mitsva et celui qui y est attentif verra ses jours se rallonger… ». D’où provient l’importance de cette Mitsva ? Le Rambam écrit : « A chaque fois qu’un homme entre et sort (de la pièce) il voit en face de lui la Mezouza qui lui rappelle l’unicité de Hachem (puisqu’il est marqué : « Ecoute, ton D’ est Un ») et l’homme se souvient de Hachem et éveil son amour pour Lui (Il est marqué « Tu aimeras ton D’.. »). Cela le réveillera -aussi- des torpeurs du monde et de sa futilité (le monde est éphémère et tous les plaisirs ne pourront jamais remplir son âme) et au final il comprendra que rien n’équivaut la connaissance de Hachem. Et grâce à la Mezouza l’homme reviendra de ses mauvais agissements ». Fin du Rambam. En un mot, la Mezouza est un rappel à tous les principes fondamentaux du judaïsme.

Cette semaine j’ai lu un développement du rav Ben Tsion Felman zatsal. Il rapporte (extrait du Yeroushalmi Péa 1.1 et aussi Chéhiltoth de rav Haï Gaon sur la parachath ‘Ekev) qu’un roi de Perse qui a existé et s’appelle Artaban entretenait des rapports cordiaux avec le prince d’Israël rabbi Yehouda Hanassi. Comme Artaban connaissait la grandeur du Rabbi, il lui envoya un joyau de la couronne : une magnifique pierre précieuse (à l’époque ils n’avaient pas encore de pétrole à vendre mais ils possédaient d’autres richesses). En contrepartie Rabbi, qui était aussi extrêmement riche, lui envoya une Mezouza écrite de sa main. Vous allez me rétorquer que c’est une blague !

Le roi de Perse envoie un bijou qui vaut des dizaines de millions d’Euros, mieux que les pièces du Louvre…, tandis que le rav renvoie une Mezouza qui doit valoir dans les 150 Euros…… Artaban pique alors une colère : « Comment je t’envoie un chef d’œuvre et toi tu me renvois un bout de papier qui vaut deux sous ! » Rabbi ne perd pas son verbe, il lui répond : « Tu m’envoies une pierre précieuse, certes, mais je t’envoie un morceau de parchemin sur lequel est écrit les paroles de Tora qui ont beaucoup plus de valeurs que toutes les plus belles pierres précieuses du monde (mieux que celles du roi d’Angleterre). De plus tu m’envoies un objet que je dois garder (des voleurs) tandis que la Mezouza c’est elle qui te protégera de tous les maux… »Et Rabbi de conclure d’après un verset des Proverbes (Michlé) du roi Chelomo : « La Tora te protège dans tes venues et te conduit dans tes chemins et même lorsque tu te couches elle te protège« . Donc c’est la Tora qui protège l’homme et non les réussites matérielles. N’est-ce pas mes chers lecteurs… ? La suite (cette fois dans les Chehiltoth) est que la fille unique d’Artaban tombera gravement malade (un mauvais esprit l’avait pénétré/lo ‘alénou) et le roi de Perse s’est alors souvenu du cadeau du Rabbi et a placé la Mezouza à la porte de sa fille et miraculeusement elle guérit ! Béni soit le D’ des Juifs. Après cette guérison extraordinaire Rabbi profitera de la pierre (car tant que Artaban n’était pas convaincu de la valeur du cadeau (la Mezouza) il ne voulait pas que le roi dise : « Encore un Juif qui profite… en plus il a une grande barbe et un chapeau… » comme à Besançon… si vous voyez ce que je veux dire …)

La discussion entre les deux grands de ces nations est intéressante. Car lorsqu’Artaban a envoyé la pierre précieuse il a voulu lui signifier que la réussite dans la vie est uniquement matérielle. Rabbi qui connait la vraie valeur des choses, lui rétorqua que non, la grandeur d’un homme se mesure suivant sa connaissance en Hachem et en la pratique. C’est la raison pour laquelle il lui envoya une Mezouza. Artaban ne croyait pas à son pouvoir protecteur, jusqu’au moment où sa fille tomba gravement malade et par le mérite de la Mezouza elle survécut.

Le rav Felman zatsal pose une question d’après le Rama dans le Yoré Déa qui écrit : « On ne doit pas donner à un idolâtre une Mezouza ou un autre objet saint » (Yoré Déa’ 291.2). Donc comment Rabbi a pu faire quelque chose d’interdit ? Il répond d’après le Nétsiv (sur le Chehiltoth) qui écrit un ‘Hidouch : l’interdit du Rama c’est lorsqu’on donne à un idolâtre un objet saint qui aurait dû être placé dans une maison juive. Mais dans le cas de Rabbi, c’est lui-même qui a écrit la Mezouza, c’était dans l’intention qu’elle arrive dans une maison non-juive donc depuis le début, elle était faite pour être utiliser dans une maison non-juive.

Autre explication, on peut répondre que Rabbi n’a pas sanctifié la Mezouza. Car lorsque l’on écrit la Mezouza on doit la sanctifier en disant : ‘Lechem Mezouza » « Lechem Kedouchath Hachem »/J’écris la Mezouza au nom de sa sainteté… Et Rabbi ne l’a pas fait donc il n’y avait pas de sanctification de l’objet et finalement pas d’interdit.

Les choses sont fines mais nous avons appris cette semaine deux choses

1- La Mezouza est un rappel que ce monde et toutes ses réussites sont bien éphémères face à la grandeur de la connaissance du Boré ‘Olam.

2- C’est le Clall Israël qui véhicule le message spirituel auprès des nations. Pour preuve, Rabbi n’a pas envoyé une Rolex sertit de diamants à Artaban, uniquement un parchemin sur lequel est écrit l’unicité de Hachem. C’est le rôle du Clal Israël : éclairer le monde grâce à la vérité de la Tora.

Et pour finir l’exposé, je ne manquerais pas de rapporter cette information formidable : c’est que le dirigeant incontesté et incontestable de la Turquie Erdogan à tout dernièrement fait un cadeau aux représentants des pays européens qui étaient venus à Ankara pour disserter de problèmes stratégiques et économiques majeurs. A la fin de leur séjour Edogan leur a offert une mini valise (le cadeau du roi…) dans laquelle était placé un magnifique colt/revolver made in Turquie avec 6 balles de gros calibres… Est-ce que cela ne vous rappelle pas l’histoire d’Artaban ? A cogiter sous les cocotiers du midi de la France…

Le sippour

Le Birkat qui a sauvé la vie !

Cette semaine on vous propose un très beau sippour directement lié avec le Birkat. Il s’agit d’un homme âgé de Jérusalem qui faisait depuis toujours particulièrement attention de faire bien son Birkat, avec beaucoup d’attention ! Fréquemment il ne mangeait pas de pain car il savait qu’il n’avait pas le temps de faire un beau Birkat. Une fois, il raconta son histoire véridique très époustouflante. Il était alors un jeune garçon quelque part en Europe Centrale juste avant la guerre lorsque le rav Méir Chapira, le Roch Yechiva de ‘Hakhmé Lublin (l‘instigateur du Daf Hayomi), est venu visiter son école. Il prit tous les enfants et leur dit : « Est-ce que vous connaissez une lettre de l’alphabet qui n’apparait pas dans tout le Birkat ? Les enfants écoutèrent avec beaucoup d’attention. C’est la lettre pé final ! Car, continua le rav, celui qui dit avec beaucoup d’attention son Birkat se verra protégé de la colère (chétsef) du dommage (kétsef et ‘haron af) ! (C’est le Ba’h qui rapporte cet enseignement). De plus sachez mes chers enfants que celui qui fait bien le Birkat est assuré d’une subsistance TOUS LES JOURS DE SA VIE ! (Séfer HaHinoukh). Le rav finira : voyez ce que l’on peut gagner à faire une belle bénédiction » ! Ces paroles ont touché notre jeune garçon et depuis il devint très attentif à faire la Mitsva.

Les années passèrent, la guerre se déclencha et la catastrophe s’abatit sur tout le monde juif européen. Notre jeune s’est retrouvé dans le camp de la mort : Auschwitz. A l’entrée du camp il y avait une longue queue de pauvres juifs qui devaient passer devant un ange de la mort… Le nazi indiquait de son doigt soit la droite : c’était vers les camps de travail ou la gauche : vers les chambres à gaz et les crématoires… A ce moment terrible, notre jeune s’est rappelé des paroles du rav Chapira : celui qui dit le Birkat avec ATTENTION sera sauvé de la colère divine ! Il fit alors une prière silencieuse : « Ribono chel ‘Olam j’ai l’assurance signée par les grands de notre peuple qu’il n’existe pas de colère sur moi grâce à mon Birkat » ! Sa prière fut acceptée et le nazi tourna sa main vers la droite ! Seulement la peur continuera, il y avait une deuxième sélection, cette fois vers quel métier les captifs seront affectés. Qui parmi la foule se destinera au travail de forgerons, mécanos, etc. afin de fournir la main d’œuvre gratuite aux grandes usines allemandes installées pas loin du terrible camp. Seulement notre jeune ne savait RIEN dans la vie ! Il avait très peur mais comme il existe un Ribono chel ‘Olam (même à Auschwitz) son voisin de derrière lui tapota dans le dos en lui disant : « Tu diras que tu es mon aide-cuistot » ! Or notre jeune ne connaissait pas du tout le métier, seulement son voisin le rassurera en lui disant qu’il l’aiderait à la tâche. C’est ainsi qu’il dira au Nazi qu’il est cuisinier de métier. L’allemand acquiesça et l’envoya dans les cuisines d’Auschwitz… C’est ainsi qu’il passera toutes les années dans la cuisine du camp le plus terrible qui ait pu exister sur la surface la planète (construit et agencé par le peuple le plus civilisé au monde !). Alors que tous ses frères étaient en sous-nutrition chronique, notre garçon sera nourri tous les jours ! L’histoire ne finit pas ! Vers les derniers temps des camps, juste avant que les alliés ne le délivrent, notre jeune s’est fait prendre par deux nazis qui s’étonnèrent de voir un Juif bien portant déambuler dans le campement ! Leur jalousie et leur haine étaient sans limites. Ils lui dirent : « On te donne deux heures pour creuser une fosse de 2 mètres sur un mètre, profonde d’un mètre avec comme ustensile, cette petite cuillère !! Dans le cas où tu ne réussis pas, tu rejoindras tes frères au Ciel » ! La peur s’empara de lui et il essaya de commencer à creuser dans la caillasse. La situation était incongrue : un prisonnier juif creusant sans aucun motif. Cependant, un camion amenant des ouvriers/captifs polonais gentils qui virent le spectacle furent amusé par cette scène, voir un Juif creusant le sol avec une cuillère ! Alors, Ils lui lancèrent toute sorte de vieilles carottes, pommes de terre et laitues en signe de moquerie. Notre Juif était dans l’expectative devant le camion qui s’éloignait. Rapidement vint des usines un groupe d’esclaves juifs qui finissaient leur journée de travail exténuant. C’est alors qu’ils virent l’amoncellement de carottes et autres victuailles et demandèrent à notre homme s’ils pouvaient les prendre en contrepartie d’un travail quelconque. Le jeune répondit de suite, Oui » ! Mais aidez-moi à faire ce trou » ! Immédiatement le groupe se mis à l’œuvre et rapidement la fosse fut terminée. Le groupe repartit avec les légumes tandis que les nazis arrivèrent avec leurs revolvers prêts à en finir avec notre Juif « à la cuillère » ! C’est alors qu’ils s’approchèrent et virent l’incroyable : le trou était fini. Les nazis dirent : « Tu es un vrai ange pour avoir fait ce travail ! On te laisse en vie » ! Fin de l’histoire véritable. Qui voudra commencer à faire un beau Birkat ?

Shabbat Chalom            

David Mendel Gold

Tél : 00 972 55 677 87 47

Email : dbgo36@gmail.com

Une berakha pour le rav Kahn chlita et la rabbanith à l’occasion des 40 ans de publications de la revue Kountrass qui fait tellement pour renforcer le judaïsme authentique auprès du public francophone, tous ceux qui veulent soutenir son magnifique travail peuvent prendre contact : kountrassnews@gmail.com

Et toujours pour ceux qui veulent passer de super vacances près de Tibériade un seul numéro 0527672463..

Aucun commentaire

Laisser un commentaire