Scandale : un réserviste a brisé un monument à Jénine et a été renvoyé avec déshonneur

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Tsahal a présenté ses excuses à l’Autorité palestinienne pour l’atteinte à un symbole du terrorisme ; le ministre Ben Gvir : « Une décision erronée, c’est l’expression de la douleur et de la justice » ; la députée Gotliv : « Le sommet de l’armée souffre d’une maladie auto-immune ».

JDN

Une tempête a éclaté aujourd’hui suite à la décision du commandant de la région Centre, Avi Bluth, et du commandant de la brigade Menashe, Matan Feldman, de renvoyer un soldat réserviste opérant dans le village de Zababdeh, dans la zone de Jénine. Le soldat, qui avait identifié lors d’une opération de lutte contre le terrorisme un monument à l’effigie du « maître-terroriste » Yasser Arafat, a tenté de le détruire à l’aide d’un marteau — un acte qui a conduit à la fin immédiate de son service.

Ce qui a alimenté les critiques est le fait qu’en parallèle du renvoi du soldat, des messages d’excuses ont été transmis par Tsahal à l’Autorité palestinienne (AP). Dans les milieux de droite et parmi les combattants sur le terrain, de vives critiques ont été émises contre ce qui est perçu comme une « servilité » envers l’AP et une protection de l’honneur de celui qui est responsable du meurtre de milliers de Juifs, alors que le monument lui-même est resté en place.

Réactions politiques enflammées

La décision du commandement a suscité une vague de réactions indignées de la part de hauts responsables du gouvernement et de la Knesset :

  • Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir : « La décision de suspendre le réserviste qui a brisé l’image de l’archi-terroriste Yasser Arafat — qui a le sang de nombreux Juifs sur les mains — est à mes yeux une décision erronée. Il s’agit d’un réserviste en pleine guerre, alors que ses frères et sœurs ont été massacrés. C’est l’expression de la douleur, de la colère et du sentiment de justice de celui qui se bat pour le peuple d’Israël. Suspendre un réserviste dans une telle situation est un pas de trop, il faut reconsidérer cette décision. »

  • La députée Tally Gotlieb : « Le sommet de l’armée souffre d’une maladie auto-immune grave ! Un soldat réserviste héros, qui comprend parfaitement le langage de l’ennemi, a brisé l’image du plus grand des meurtriers, Yasser Arafat. En représailles à cette vidéo, le soldat a été suspendu. Tout comme la décision méprisable d’Herzi Halevi en son temps d’effacer le graffiti « Am Israël Haï » à Gaza ou la suspension des soldats ayant crié « Chema’ Israël » dans une mosquée à Jénine — c’est une atteinte mortelle à l’esprit combatif. »

Discipline contre « esprit de combat »

Tsahal insiste sur le fait que la décision visait à maintenir la discipline opérationnelle et à éviter une agitation inutile sur le terrain, mais la critique publique ne cesse de s’intensifier. Beaucoup se demandent comment, en période de combats intenses sur différents fronts, l’armée juge opportun de punir des soldats pour avoir porté atteinte aux symboles d’un ennemi meurtrier.

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