Sous la médiation des États-Unis : Israël et le Liban s’accordent sur un cessez-le-feu total

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À l’issue d’une quatrième réunion trilatérale sous l’égide des États-Unis, Israël et le Liban ont accepté la mise en œuvre d’un cessez-le-feu et la création de zones pilotes sous le contrôle de l’armée libanaise. Les parties se rencontreront de nouveau dans quelques jours en vue d’un accord global.

JDN – Israël Zeev Leventhal

Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu total sous la médiation des États-Unis, a-t-il été annoncé dans un communiqué conjoint du département d’État américain, du gouvernement libanais et du gouvernement israélien. Ces ententes ont été obtenues à l’issue d’un quatrième cycle de réunions à haut niveau entre les représentants d’Israël et du Liban, menées sous l’égide des Américains hier et avant-hier.

Selon le communiqué, le cessez-le-feu est conditionné à un arrêt total des hostilités de la part du Hezbollah et à l’évacuation de tous les terroristes de l’organisation de la zone située au sud du fleuve Litani. Sous la direction des États-Unis, les parties ont accepté d’accélérer la mise en place de zones pilotes dans lesquelles l’armée libanaise exercera un contrôle exclusif sur le terrain, tout en excluant tous les acteurs non étatiques (le Hezbollah et les autres organisations terroristes). Ces mesures, précise le communiqué, permettront de progresser vers un accord global de paix et de sécurité.

Les pays ont évoqué les dommages causés par l’Iran et le Hezbollah à l’État du Liban, et ont réaffirmé que l’avenir des relations entre Israël et le Liban devait être déterminé par les deux gouvernements souverains, rejetant toute tentative d’un acteur étatique ou non étatique de « prendre en otage l’avenir du Liban ». Israël et le Liban ont reconfirmé qu’ils n’avaient aucune intention hostile l’un envers l’autre et se sont engagés à poursuivre des négociations directes pour instaurer la confiance et régler toutes les questions en suspens.

Les délégations ont discuté d’un cadre de sécurité, dans le prolongement des discussions tenues au Pentagone le mois dernier, visant à garantir de manière durable la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale du Liban et d’Israël. Ce cadre inclut le désarmement des groupes armés non étatiques (les organisations terroristes) et la prévention de leur reconstitution.

Toutes les parties ont condamné les attaques de l’Iran contre les pays de la région et ses activités continues visant à déstabiliser le Moyen-Orient, que ce soit par le biais du soutien à ses proxys ou par d’autres actes d’agression.

Les États-Unis ont réitéré leur soutien aux deux gouvernements dans l’exercice de leur souveraineté, soulignant que tout accord de cessation des hostilités doit être conclu directement entre les deux gouvernements, sous médiation américaine, et non par un canal distinct. Washington a fait part de son intention de soutenir l’armée libanaise afin de renforcer ses capacités et de lui permettre d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais. À cet égard, la déclaration du secrétaire d’État Rubio du 2 juin a été soulignée, selon laquelle le Hezbollah n’est pas seulement un ennemi d’Israël et de l’Amérique, mais aussi un ennemi du Liban.

Israël a souligné à nouveau que sa sécurité et le maintien de son intégrité territoriale ne seraient atteints que par le désarmement du Hezbollah et le démantèlement de ses infrastructures à travers tout le Liban, et que des négociations directes menées par les États-Unis revêtaient une importance majeure pour résoudre l’ensemble des questions et parvenir à une paix et une sécurité durables.

Le Liban, de son côté, a insisté sur la nécessité du respect mutuel des frontières internationalement reconnues et sur le besoin urgent d’une application totale de la cessation des hostilités, tout en mettant en avant les principes d’intégrité territoriale et de pleine souveraineté. Le Liban s’est engagé à renforcer les capacités de l’armée libanaise, avec l’aide américaine, afin qu’elle puisse exercer un contrôle effectif sur l’ensemble du pays.

Les parties ont convenu de se réunir à nouveau par les canaux politiques et de sécurité plus tard ce mois-ci, dans le but de parvenir à un accord global. Les États-Unis ont accepté de continuer à assurer la médiation entre les parties durant la période intermédiaire.

Les réactions à l’accord

L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, le Dr Yechiel Leiter : « Les discussions d’aujourd’hui ont constitué une autre étape importante dans le processus visant à promouvoir la paix entre Israël et le Liban. Mais ne vous y trompez pas : si le Hezbollah pense que ce résultat lui confère une immunité, il se trompe. Ce cessez-le-feu est totalement conditionné à l’arrêt complet des tirs vers Israël, ainsi qu’au désarmement total du Hezbollah et de son infrastructure terroriste. »

L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee : « Ce furent quelques jours difficiles de négociations intensives entre Israël, le Liban et les États-Unis. Deux conclusions majeures s’imposent : l’accord sur le fait que le Hezbollah doit cesser de tuer des Israéliens et évacuer le Sud-Liban, et que l’Iran n’a aucun rôle à jouer dans la détermination de l’avenir de quiconque. »

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