The New York Times : L’espionnage iranien dans le secteur orthodoxe préoccupe les autorités israéliennes

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Le journal rapporte que pour lutter contre ce phénomène, la police, le parquet et les services de sécurité ont décidé de prendre une mesure inhabituelle : mobiliser des rabbins et des leaders d’opinion orthodoxes pour qu’ils avertissent directement leurs fidèles et leurs abonnés.

Kol réga’ – Yanki Farber

Un article publié dans le New York Times traite d’un phénomène inquiétant et en pleine expansion en Israël : les tentatives de recrutement de citoyens israéliens orthodoxes (‘harédim) par le renseignement iranien à des fins d’espionnage et de sabotage, et le recours de l’appareil de sécurité israélien aux dirigeants spirituels pour y mettre un terme.

Jusqu’à présent, le parquet et la police israélienne ont déposé plus de 60 actes d’accusation contre des citoyens israéliens accusés d’espionnage et d’activités au profit de l’Iran. Parmi les accusés figurent des personnes issues de toutes les composantes de la société israélienne : soldats en service actif, civils, Juifs et Arabes, laïcs, religieux et orthodoxes, et même de nouveaux immigrants. Les missions demandées allaient de la photographie de bases militaires et de la réalisation de graffitis à des tâches beaucoup plus complexes et dangereuses, telles que la planification d’assassinats de personnalités de haut rang.

Un détail particulièrement marquant de l’article indique que 9 de ces cas proviennent de la communauté orthodoxe. Le renseignement iranien opère selon une méthode de « pêche au filet » (un large réseau sur les réseaux sociaux) et repère les profils de personnes ayant besoin d’argent rapide, quel que soit leur milieu religieux, en se faisant passer pour des hommes d’affaires, des journalistes ou d’autres entités innocentes.

Le journal rapporte que pour lutter contre ce phénomène, la police, le parquet et les services de sécurité (comme le Shin Bet) « ont décidé de prendre une mesure inhabituelle et de recruter des rabbins et des leaders d’opinion orthodoxes pour qu’ils avertissent directement leurs fidèles et leurs disciples ».

Le rav Yigal Cohen (notre photo), membre du conseil du Grand Rabbinat et chef des institutions ‘Yabia Omer’, est décrit par le journal américain comme « ayant une influence immense sur les réseaux sociaux ». Le rav a publié une vidéo dans laquelle il s’adresse en larmes et en suppliant à ses abonnés : « Je vous en supplie, il n’y a pas de plus grande profanation du Nom Divin (‘Hiloul Hachem) que de voir un Juif respectant la Tora et les commandements trahir son peuple ». Il a souligné qu’un tel contact avec des agents iraniens détruirait leur vie.

Israël Cohen, de la station Radio Kol Barama, qualifié par le journal de « commentateur et influenceur orthodoxe de premier plan », a déclaré au quotidien : « Le public orthodoxe a d’abord été sous le choc total en apprenant que certains de ses membres collaboraient avec l’Iran, mais ils ont très vite compris la nécessité de l’avertissement et agissent pour bloquer la propagation du phénomène ». Le journal rapporte que Cohen a aidé à faire le lien entre les responsables de la sécurité et les rabbins ainsi que les leaders d’opinion du secteur orthodoxe.

La communication et la sensibilisation s’adaptent même aux langues spécifiques de la communauté, comme des vidéos d’avertissement en yiddish publiées par des journalistes -orthodoxes (tels que l’influenceur Mendel Ungar) afin de toucher les publics les plus conservateurs et isolés.

Selon les enquêteurs de la police et du Shin Bet cités dans l’article, la motivation de la plupart des recrues israéliennes n’est pas idéologique. Les Iraniens exploitent les difficultés financières, les dettes ou le désir d’un gain rapide, et offrent des sommes d’argent en échange de missions qui semblent au départ simples et anodines, avant de devenir plus tard complexes et liées à la sécurité nationale.

Il s’agit d’un effort combiné de l’appareil de sécurité israélien pour passer à une sensibilisation ciblée au sein de la communauté orthodoxe, en utilisant l’autorité spirituelle des rabbins pour endiguer ce qui est qualifié en Israël d’« épidémie » de tentatives d’espionnage de la part de l’Iran.

1 Commentaire

  1. j’y crois pas un mot ! et bien sur les personnes haredites de mea shearim ont tous des iphones et sont connectes au reseau sociaux !!! quel betise !

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