Ces déclarations interviennent alors que les funérailles d’Ali Khamenei, organisées sur six jours, se déroulent sous un dispositif de sécurité exceptionnel.
Donald Trump a laissé entendre que les États-Unis avaient envisagé de frapper les dirigeants iraniens réunis aux funérailles de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, mais qu’ils y avaient renoncé afin de préserver la possibilité de négociations avec Téhéran.
Évoquant les responsables présents aux cérémonies funéraires lors d’un entretien accordé au média Axios, le président américain a affirmé qu’il suivait les cérémonies à la télévision et a déclaré : « Ils sont tous là. Un seul missile aurait suffi à les éliminer tous, mais nous ne le ferons pas, car nous n’aurons alors plus personne avec qui négocier. » Il a par ailleurs réitéré que les autorités iraniennes « imploraient un accord ».
Selon le New York Times, Mojtaba Khamenei, fils et successeur de l’ancien guide suprême, ne participera pas aux obsèques prévues à Mashhad. Le quotidien américain rapporte que les services de sécurité iraniens ont refusé son apparition publique en raison d’un risque d’élimination. Les autorités craindraient qu’une frappe israélienne ne vise le successeur désigné ou que sa présence ne permette de localiser son lieu de résidence.
Les cérémonies rassemblent de nombreuses délégations étrangères, notamment venues de Russie, de Chine, du Pakistan et d’Irak. Des représentants des Houthis du Yémen, du Hezbollah libanais, du Hamas et du Jihad islamique palestinien assistent également aux obsèques.
La semaine dernière, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait mis en garde Israël et les États-Unis contre toute attaque visant les cérémonies funéraires ou les dirigeants iraniens. Il avait averti qu’une telle opération entraînerait une riposte de Téhéran et compromettrait toute perspective de désescalade.



























