Un analyste libanais stupéfie la journaliste : « Le 7 octobre a sauvé Israël »

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Le journaliste libanais Fares Khashan (notre photo) a stupéfié la présentatrice d’une télévision locale en affirmant clairement que les actions du Hamas et du Hezbollah le 7 octobre sont précisément ce qui a sauvé Israël de la destruction.

Maariv 

« Avant le 7 octobre, les rues de Tel Aviv étaient remplies chaque samedi soir de millions de manifestants ! La presse israélienne prédisait une guerre civile entre les Juifs au sein de l’État d’Israël ! Le 7 octobre est un cadeau du ciel pour Israël ! » – ce sont les mots du journaliste libanais Fares Khashan.

Khashan accuse le Hamas et du Hezbollah d’avoir restauré la cohésion israélienne, analyse l’effondrement du concept de « la stratégie de la mer » arabe, et révèle la nouvelle stratégie sécuritaire de Tsahal : « Le Palestinien veut abolir l’État d’Israël… Le Hezbollah et tous les États hostiles veulent jeter Israël à la mer ! Quant à Israël, il ne veut pas relâcher l’effort de guerre tant qu’ils existent… mais adopte une idéologie d' »anéantissement de ces derniers » qui durera 10 ans, 20 ans, 30 ans, 100 ans – pas de problème ! »

Lors d’un entretien sans précédent sur le réseau de médias libanais « Lebanon On », animé par la journaliste Mireille Feghali, l’analyste politique et journaliste libanais Fares Khashan a présenté une analyse froide, lucide et percutante de la réalité géopolitique au Moyen-Orient après le déclenchement de la guerre (sous le titre : « L’armée tiendra une heure.. Fares Khashan avertit : Les Israéliens sont au fleuve Ibrahim et les Syriens au fleuve El-Bared… Retour à la République du Mont-Liban »).

Khashan a stupéfié la journaliste en affirmant sans ambiguïté que les opérations militaires du Hamas et du Hezbollah avaient, dans les faits, produit le résultat inverse et servi de bouée de sauvetage historique à l’État d’Israël. Khashan a débuté son propos en décrivant la crise interne aiguë dans laquelle se trouvait la société israélienne à la veille de la guerre, soulignant qu’« avant le 7 octobre, nous vivions les conséquences de l’effondrement de l’État d’Israël – entre laïcs et citoyens, entre démocrates et autoritaires ». Il a rappelé à la journaliste que « les rues de Tel Aviv étaient remplies chaque samedi soir de manifestants – des millions de manifestants », ajoutant qu’« il y avait là un affrontement hors norme, qui atteignait un niveau tel que la presse israélienne prédisait une guerre civile entre les Juifs au sein de l’État d’Israël ».

Selon lui, la fracture avait atteint des proportions si profondes que les Israéliens « commençaient à se rappeler comment l’État d’Israël s’était divisé autrefois avec l’État de Juda et le royaume de Juda… et ils commençaient à reconstituer les facteurs historiques et majeurs ». Cependant, le tournant dramatique est survenu avec l’attaque du Hamas. « Le 7 octobre est arrivé, comme s’il s’agissait d’un cadeau du ciel pour l’État d’Israël. Il a redonné vie à Israël », a tranché Khashan de manière catégorique.

Il a expliqué que la nature existentielle de la menace arabe, qui aspire concrètement à abolir « l’entité sioniste », a imposé à Israël une unité renouvelée : « Le Palestinien en général, qu’il soutienne le Hamas ou qu’il soutienne quelqu’un d’autre que le Hamas, est dans l’annulation. C’est-à-dire qu’il veut abolir l’État d’Israël ; le slogan de « je veux le jeter à la mer » ».

Khashan a souligné que cette approche est partagée par l’ensemble de l’axe, y compris le Hezbollah et ses partisans au Liban. À partir de là, le journaliste libanais a conclu qu’Israël n’a aucune intention ni capacité d’arrêter les combats, car il comprend que « s’il relâche l’effort, viendra un jour où il sera jeté à la mer. Pour cette raison, il ne veut pas relâcher l’effort face à l’ombre de la guerre tant qu’ils existent ». Il s’agit, selon ses termes, d’une adoption consciente d’une « idéologie d’anéantissement de ces derniers… une destruction de ceux-là qui durera 10 ans, 20 ans, 30 ans, 100 ans – pas de problème ».

À ce stade de l’entretien, lorsque la journaliste lui a présenté l’argument répandu dans la rue libanaise selon lequel le Hezbollah fait le jeu d’Israël, Khashan a répondu par un monologue basé sur sa vision du monde de longue date : « En arabe simple et direct, toute ma vie j’ai dit que le Hezbollah donne à Israël ce qu’il veut, et toute ma vie j’ai dit que le Hamas donne à Israël ce qu’il veut ». Khashan a conclu son analyse par cette affirmation retentissante : « L’extrémiste sert l’extrémiste ».

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