Les évaluations internationales indiquent une possibilité de reprise des combats avant même le sommet au Pakistan. Trump menace de détruire les infrastructures tandis que l’Iran bloque le détroit d’Ormuz et déclare l’état d’alerte maximale pour une campagne totale.
JDN
Les prochaines heures au Moyen-Orient sont marquées à Washington, Jérusalem et dans les capitales européennes comme un point de décision critique qui pourrait mener à un embrasement général avant même l’ouverture du cycle de discussions prévu mercredi à Islamabad. Les responsables de la sécurité et les diplomates du monde entier estiment que la position rigide et conflictuelle adoptée par Téhéran, parallèlement au blocage du détroit d’Ormuz, rapproche la région d’un point de non-retour. La crainte majeure est que l’explosion politique ne survienne dans un avenir immédiat, peut-être même avant la fin officielle du cessez-le-feu mardi soir.
Le président Donald Trump a précisé, lors d’entretiens avec les réseaux Fox et ABC, que l’accord de paix serait obtenu « soit par la diplomatie, soit par la force », tout en lançant un ultimatum sans précédent concernant la destruction des infrastructures électriques et des ponts en Iran. Alors que l’entourage du président souligne qu’il souhaite toujours un accord, le renforcement massif des forces armées américaines et le déploiement de porte-avions supplémentaires dans la zone signalent une préparation réelle à une attaque sévère. Les menaces américaines sont perçues à Téhéran non pas comme une simple tactique, mais comme une préparation concrète au combat, ce qui accroît la paranoïa au sein du pouvoir iranien.
À l’intérieur même de l’Iran, des signes de désintégration et de confusion sont visibles au sommet de l’État. Des sources de renseignement indiquent des difficultés de communication avec le Guide suprême Mojtaba Khamenei et des conflits acrimonieux entre les Gardiens de la Révolution et l’échelon politique concernant la composition de la délégation de négociation. Des membres du parlement à Téhéran déclarent ouvertement qu’ils ne plieront pas sous la pression et n’arrêteront pas l’enrichissement de l’uranium, tandis que l’agence de presse Tasnim met en garde contre des « heures d’enfer » qui incluraient des attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite et aux Émirats si les hostilités reprenaient.
La situation sur le terrain reflète déjà une réalité de confrontation active. Le blocus maritime dans le détroit d’Ormuz persiste et aucun pétrolier n’a traversé le passage au cours des dernières 24 heures, ce qui a conduit à qualifier le niveau de risque maritime de « critique ». La tension a atteint son paroxysme avec des rapports faisant état de tirs de semonce américains vers un navire iranien, une action perçue par les Iraniens comme une violation du cessez-le-feu. Désormais, alors que les regards se tournent vers le vice-président Vance et l’équipe Kushner-Witkoff en partance pour le Pakistan, la grande question demeure : la diplomatie parviendra-t-elle à prendre de vitesse ceux qui ont déjà le doigt sur la gâchette ?



























