L’hypocrisie derrière la demande d’études profanes de base dans le secteur orthodoxe

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Si la demande d’études profanes de base était destinée au bénéfice de l’avenir économique du pays, soit. Mais les faits montrent qu’il s’agit d’une affirmation creuse qui ne vise qu’à attaquer les orthodoxes.

Hidabrouth – Yehouda Eisikowitz

Les politiciens qui se servent du monde orthodoxe pour conforter leurs positions. Certains attendaient cette opportunité avec avidité, et la voilà arrivée : dans le cadre de l’accord de gestion commune des factions qui composent le parti du Judaïsme de la Tora, l’ancien Premier ministre Netanyahou s’est engagé à agir afin de corriger une injustice budgétaire qui a gravement endommagé les établissements d’enseignement orthodoxes. Il s’agit d’une injection de budgets accrus au profit de ces établissements d’enseignement, qui sont connus pour éviter les études profanes fondamentales. Ainsi, tout en ignorant le fait que ce sont des fonds qui vont aux institutions en vertu de la loi, les persécuteurs des orthodoxes se sont précipités pour crier contre le soutien que Netanyahou apporte aux institutions éducatives qui empêchent leurs étudiants d’étudier le tronc commun des études profanes de base, et donc, selon eux, c’est les condamner à une vie de pauvreté et les amène à nuire à leurs familles et à l’économie du pays.

Des politiciens sérieux se sont présentés dans les studios des médias et ont exprimé leur choc face à la conduite de Netanyahou envers les orthodoxes. Les commentateurs économiques n’ont pas tardé à expliquer, à travers des présentations hautes en couleur, l’ampleur du fardeau économique que les ‘Harédim sans instruction sont et seront sur l’économie israélienne. Tout cela est destiné à créer une présentation selon laquelle des études de base complètes dans le domaine profane dans des établissements d’enseignement orthodoxes sont, et eux seuls, la solution pour l’existence économique future de l’État d’Israël.

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En termes de réalité sur le terrain, il semble que les choses soient loin d’être tranchées. Je regarde ma famille élargie : tous mes frères et beaux-frères sont passés par le parcours complet ‘héder-yeshiva-kollel, et aujourd’hui, ils travaillent dans une variété de domaines en tant qu’indépendants ou en tant qu’employés après avoir passé une formation complémentaire et des cours ad hoc. Avec l’aide de D’, tout ce monde soutient des familles nombreuses, paie des impôts et vit à un niveau raisonnable. Il semblerait donc que des études profanes de base complètes ne soient pas la seule garantie de subsistance…

Dans le même temps, pour les diplômés de Yechiva et les Kollel qui souhaitent s’intégrer dans le monde de la haute technologie, il existe un obstacle important qui nécessite des études d’anglais et de mathématiques de haut niveau. Une affirmation courante est qu’à un âge relativement avancé et dans la réalité d’une famille élargie, il est très difficile de combler ces lacunes dans l’éducation requise pour la haute technologie. Cependant, il s’avère qu’au fil des ans, des projets ont vu le jour, qui permettent aux étudiants de la Tora dotés de compétences et de capacités de suivre un programme d’études intensif d’environ un an et demi avec une bourse de subsistance respectable. A l’issue de cette période, les étudiants suivent une formation pratique, à l’issue de laquelle ils peuvent s’engager professionnellement et à haut niveau dans leur domaine. Des centaines de jeunes gens de ce genre ont déjà été formés, se sont intégrés au monde de la haute technologie et soutiennent confortablement leurs familles.

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Si jusqu’à présent vous n’avez pas été impressionné par le fait qu’il existe une solution réelle et globale pour améliorer la situation économique du secteur orthodoxe, alors la voici : ces dernières années, plusieurs hommes d’affaires orthodoxes, ainsi que des hauts fonctionnaires de l’académie et en coopération avec les dirigeants des plus grandes entreprises de haute technologie de l’économie, ont créé un programme unique d’études informatiques pour les séminaires de jeunes filles orthodoxes d’un niveau équivalent à celui de l’académie. Ce programme d’études est conçu pour former des milliers de jeunes filles de séminaire orthodoxes, afin qu’elles finissent par s’intégrer dans l’industrie de la haute technologie, qui souffre d’une énorme pénurie de travailleurs de qualité. Selon les objectifs du programme, environ 3000 filles orthodoxes, diplômées d’années d’études intensives, devaient être intégrées chaque année dans le monde de la haute technologie dans un cadre adapté au mode de vie orthodoxe pour un salaire élevé comme il est coutumier. Ce programme est excellent pour tout le monde : les dirigeants de l’entreprise recevront une réponse parfaite à la demande désespérée d’employés de qualité ; l’Etat versera dans ses caisses de belles sommes d’impôts sur les revenus de l’industrie la plus rentable de l’Etat d’Israël ; et les filles du séminaire recevraient un salaire élevé comme il est de coutume dans l’industrie de la haute technologie et soutiendraient leurs familles indépendamment des fonds de soutien de l’État. Des dignitaires israéliens ont exprimé leur soutien au programme, à condition qu’il ne soit pas réalisé dans le cadre d’études universitaires comme ils l’ont toujours ordonné.

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Afin de mettre en œuvre le plan, le ministère des Finances est tenu de financer le projet avec plusieurs centaines de millions de shekels par an – un montant négligeable par rapport à l’énorme rendement qu’il devrait apporter. Malgré toutes les raisons justifiées et appropriées, le plan n’a pas été mis en œuvre jusqu’à présent, c’est à cause de fonctionnaires peu scrupuleux qui insistent pour que les études dans les séminaires soient effectuées dans le cadre d’études universitaires. Toutes les tentatives pour les convaincre ont été vaines. Selon les responsables du Trésor, si les orthodoxes veulent un financement pour leurs études, ils pourront l’obtenir, mais seulement s’ils le font de manière laïque.

Ainsi, les citoyens du pays se sont vu refuser une solution parfaite qui aurait donné à l’État d’Israël un avenir économique prometteur tout en créant une rare coopération entre laïcs et orthodoxes.

Souvenez-vous de cela la prochaine fois que les hypocrites attaqueront les orthodoxes pour le manque d’études de base et le risque pour l’avenir économique de l’État d’Israël.

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