David Barnea a évoqué les opérations audacieuses menées à Téhéran et les alliances secrètes
S’exprimant au siège de l’organisation, en présence de hauts responsables sécuritaires et de représentants de Tsahal, Barnea a décrit une transformation profonde du Mossad, désormais engagé comme « force offensive » au cœur des conflits, bien au-delà de son rôle traditionnel de collecte de renseignements.
« Avec Tsahal, nous avons modifié la posture stratégique de l’État d’Israël et renforcé sa puissance. Parallèlement, nous restons vigilants, nous misons sur le renseignement et l’audace opérationnelle, et nous appliquons le principe de l’action. Nous ne nous reposerons pas sur nos lauriers et, face à une menace, nous agirons avec toute notre force », a affirmé le chef du Mossad.
Parmi les éléments révélés figure l’existence d’un dispositif inédit combinant agents de terrain et technologies avancées, qui a permis des infiltrations « en profondeur » au cœur de Téhéran. Ces opérations ont fourni des renseignements stratégiques et tactiques déterminants, contribuant à maintenir la supériorité israélienne face à ses adversaires, notamment le Hezbollah et les autorités iraniennes.
Le chef du Mossad a également évoqué des actions visant des cibles sensibles, incluant la neutralisation de hauts responsables ennemis et des opérations coordonnées avec l’armée israélienne pour garantir la supériorité aérienne et la protection du territoire. « Nous avons franchi les frontières et atteint le cœur des secrets de l’ennemi », a-t-il affirmé.
Au-delà du volet militaire, Barnea a mis en avant une dimension moins visible mais jugée essentielle : une campagne diplomatique secrète destinée à renforcer les alliances régionales d’Israël. Cette stratégie, menée en parallèle des opérations clandestines, vise à élargir la profondeur stratégique du pays face aux menaces régionales.
La cérémonie a également récompensé une dizaine d’opérations et de projets jugés exceptionnels, illustrant ce virage stratégique. Un hommage particulier a été rendu à un agent vétéran décoré pour bravoure, symbole, selon Barnea, du rôle central des opérateurs humains malgré l’essor des technologies.
Cette évolution marque, selon lui, un tournant historique : le Mossad n’est plus seulement une agence opérant « entre les guerres », mais un acteur pleinement intégré aux efforts offensifs et défensifs d’Israël en période de conflit. Un message qui se veut aussi dissuasif, alors que les tensions régionales restent vives et que les négociations internationales avec l’Iran demeurent incertaines.



























