À l’approche de la fin du cessez-le-feu
Les Iraniens ne s’attendaient pas à cela de la part de l’Occident : « Capitulation ou destruction ».
Le colonel (rés.) Ronen Itzik, à propos de la destruction du nucléaire iranien et de la stratégie de pression de Trump : « Il leur est assis sur la gorge et leur dit : ou vous vous soumettez à mes conditions, ou je vous détruis ».
Emess – Meni Guira Schwartz et Avi Grintzel
Le colonel (rés.) Dr Ronen Itzik affirme catégoriquement, lors de l’édition matinale de Kol ‘Hai, que les résultats de la guerre sur le terrain ne relèvent pas de l’interprétation mais constituent un fait accompli. La campagne conjointe des États-Unis et d’Israël a réussi à atteindre l’objectif principal : l’effondrement des infrastructures balistiques et la destruction des capacités nucléaires du régime des ayatollahs.
« Nous sommes entrés en campagne pour détruire le nucléaire iranien ; c’était l’événement central et le résultat est sans équivoque », précise Itzik, ajoutant que la seule question encore ouverte concerne le sort de l’uranium enrichi qui reste enfoui dans le sol.
La stratégie du président Trump marque un changement dramatique par rapport au passé. Contrairement à la diplomatie occidentale « transparente » et polie à laquelle les Iraniens étaient habitués, ils font désormais face à un président agissant selon une méthode agressive et imprévisible. Itzik décrit cela comme une confrontation entre le « mensonge et la tromperie » iraniens et une stratégie américaine de « destruction assurée ou grande victoire ».
« Il leur est assis sur la gorge et leur dit : ou vous me donnez ce que je veux, ou je vous détruis », affirme Itzik, ajoutant que les Iraniens n’avaient jamais connu une situation de ce type depuis la révolution de Khomeiny.
Sur le plan mondial, Itzik souligne que la campagne contre l’Iran s’inscrit dans une lutte bien plus large pour l’hégémonie mondiale. Alors que la Russie et la Chine tournent leurs regards vers l’Europe de l’Est et Taïwan, Trump envoie le signal que les États-Unis sont revenus dans le jeu avec toute leur puissance. L’ambition d’élargir les zones d’influence américaines — du Moyen-Orient jusqu’au Groenland — passe par le contrôle des ressources pétrolières et du détroit d’Ormuz.
La réussite des négociations visant à transférer l’uranium iranien vers un pays tiers serait considérée comme une victoire historique sans précédent, un objectif qui avait échoué par le passé face à des pays comme la Corée du Nord.
Parallèlement aux frappes militaires, à Washington et à Jérusalem, on mise sur « l’heure propice » du peuple iranien. Itzik estime que la population iranienne n’a pas besoin d’un appel officiel pour descendre dans la rue ; les manifestants attendent une occasion pour se soulever face à un régime qui s’est considérablement affaibli.
Si les négociations n’aboutissent pas à un abandon total de l’enrichissement d’uranium, l’Iran pourrait subir de nouvelles « frappes militaires » douloureuses. La conclusion est claire : Israël et les États-Unis se sont unis pour une opération qui, jusqu’à récemment, semblait relever du rêve, et ils sont désormais déterminés à transformer ce succès militaire en un accord qui neutralisera définitivement la menace existentielle.



























