Le président Emmanuel Macron a choisi, dans son allocution sur la guerre en Iran et au Moyen-Orient, de condamner les frappes américano-israéliennes en les qualifiant d’« opérations menées en dehors du droit international », tout en reconnaissant que la République islamique d’Iran porte la « responsabilité première » du conflit par son programme nucléaire, ses missiles et son soutien à des groupes terroristes au Liban, au Yémen et en Irak.
Cette position illustre une contradiction morale insoutenable : Macron décrit un régime criminel, mais réserve sa condamnation juridique et politique à ceux qui l’empêchent d’accéder à l’arme nucléaire et de frapper Israël.
Le même président français met désormais en garde contre une opération terrestre israélienne au Liban, parlant « d’escalade dangereuse » et « d’erreur stratégique », alors même que le Hezbollah bombarde le nord d’Israël par roquettes et drones, jusqu’à la région de Haïfa, et que Tsahal envisage logiquement une offensive pour neutraliser cette menace. En d’autres termes, Israël devrait encaisser les coups sans aller démanteler l’appareil militaire d’une organisation terroriste qui tient le Liban en otage. C’est exactement le contraire de la responsabilité stratégique et de la morale la plus élémentaire.
Quant au « droit international » que Macron brandit, il suffit de regarder qui siège dans certaines instances onusiennes pour mesurer à quel point ce terme est devenu un paravent politique. Des résolutions successives de l’ONU dénoncent pourtant la flambée d’exécutions en Iran, l’usage de la peine de mort comme outil de terreur politique, la torture, les arrestations arbitraires, la répression sanglante de manifestations, jusqu’aux massacres de milliers de manifestants en 2009, 2017, 2019 et 2022. Le régime iranien, qui exécute en 2026 par dizaines de milliers ses propres citoyens, reste pourtant traité comme un interlocuteur normal, tandis que l’État juif, qui se défend contre ce régime et contre ses milices, est accusé de violer la loi.
Pour nous, la hiérarchie est claire :
- Aucun texte, aucune instance internationale ne peut primer sur le droit du peuple juif à la vie, à la sécurité et à l’auto-défense sur sa terre.
- Un « droit » qui protège un régime théocratique auteur de crimes contre l’humanité, tout en délégitimant ceux qui le stoppent, n’est plus du droit : c’est de la capitulation morale.
- La vraie faute stratégique n’est pas l’opération terrestre contre le Hezbollah, mais le fait d’avoir laissé ce proxy iranien s’armer jusqu’aux dents au sud-Liban malgré les résolutions censées l’en empêcher.
Israël ne mène pas une guerre de conquête, mais une guerre de survie contre un axe Iran–Hezbollah–milices qui proclame ouvertement vouloir l’anéantissement de l’État juif. L’intervention américano-israélienne contre les installations nucléaires et les capacités militaires iraniennes n’est pas une fuite hors du droit, c’est l’application la plus concrète du droit fondamental des nations à se défendre d’une menace existentielle.
Nous appellons donc les dirigeants français qui se réclament des droits de l’homme à retrouver le sens des mots : on ne met pas sur le même plan un État démocratique assiégé et un régime théocratique qui exécute, torture et exporte le terrorisme. Face aux ayatollahs et à leurs marionnettes armées, le véritable camp du droit, de la morale et de la liberté, c’est Israël qui frappe pour survivre – pas ceux qui, au nom d’un juridisme sélectif, lui demandent de rester immobile sous le feu.