Interception de missiles au-dessus de la Turquie et soutien à Jérusalem : le secrétaire général de l’OTAN sort du silence sur la campagne en Iran

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Mark Rutte (notre photo, aux côtés de Trump) s’est exprimé sur l’offensive militaire actuelle des États-Unis et d’Israël contre l’Iran : « L’Iran était sur le point d’acquérir des capacités représentant une menace existentielle pour Israël et une menace directe pour toute l’Europe. »

Ma’ariv – Eli Leon 

Un soutien affirmé à l’axe Washington-Jérusalem

Dans un entretien exclusif accordé à l’agence Reuters, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a détaillé l’implication de l’Alliance atlantique au Moyen-Orient. Il a exprimé un soutien sans équivoque aux actions de Washington et de Jérusalem, affirmant que la neutralisation des capacités nucléaires et balistiques de Téhéran était devenue une étape indispensable. « Si le président Trump n’avait pas agi, l’Iran aurait été proche d’obtenir des capacités constituant une menace existentielle pour Israël et une menace directe pour l’ensemble de l’Europe », a souligné Rutte.

L’incident turc et le message à Téhéran

L’interview s’est déroulée dans l’ombre d’un événement dramatique : le tir d’un missile balistique iranien vers la Turquie, pays membre de l’OTAN.

  • Interception réussie : Mark Rutte a confirmé que les systèmes de défense de l’Alliance ont intercepté le projectile avec succès.

  • Article 5 : Bien qu’il ait précisé qu’il n’est pas question pour l’instant d’activer l’Article 5 (défense collective), il a envoyé un avertissement ferme à Téhéran : « Nos ennemis ont vu que nous sommes prêts et vigilants pour défendre chaque pouce du territoire de l’Alliance. »

  • Soutien logistique : Bien que l’OTAN ne combatte pas directement, les alliés européens fournissent un soutien et des infrastructures critiques sans lesquels les États-Unis peineraient à mener cette campagne.

L’axe Ukraine-Moyen-Orient

Un aspect surprenant révélé lors de l’entretien concerne l’implication de l’Ukraine. Forte de son expérience contre la Russie, Kiev partage désormais ses technologies avancées de drones et ses systèmes d’interception à bas coût avec les États-Unis et les pays arabes modérés (Jordanie, Émirats arabes unis, Bahreïn) pour contrer les essaims de drones iraniens.

Défense et budgets : la « méthode Trump »

Mark Rutte a également défendu son rapprochement avec le président Trump face aux critiques européennes :

  • Budget historique : Il a crédité le leadership américain pour les accords du sommet de La Haye, où les pays membres se sont engagés à porter leur budget de défense à un niveau inédit de 5 % du PIB.

  • Tensions avec l’Espagne : Concernant Madrid, menacée d’un embargo commercial par Washington pour son refus de soutenir l’offensive, Rutte a tenté de calmer le jeu. Tout en louant la contribution opérationnelle de l’Espagne aux forces de l’OTAN ailleurs dans le monde, il s’est dit confiant qu’elle finirait par s’aligner sur les objectifs de renforcement fixés.

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