Israël a identifié une rencontre entre Khamenei et ses conseillers et a anticipé l’attaque

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Israël a identifié une rencontre entre Khamenei et ses conseillers et a anticipé l’attaque : comment « la tête du serpent » a été éliminée

La fille, le gendre et la petite-fille d’Ali Khamenei ont été tués dans les frappes, selon des médias iraniens proches des Gardiens de la Révolution. D’après le porte-parole de Tsahal, Ali Shamkhani a été éliminé ce matin aux côtés de Khamenei. Le sort d’Ali Larijani reste incertain.

Kol réga’ – Yanki Farber 

Le renseignement : une opportunité saisie

Des sources iraniennes ont confié à Reuters que peu avant l’attaque sur sa résidence samedi matin, le Guide suprême iranien se trouvait dans un lieu sécurisé pour une réunion avec ses conseillers de haut rang, Ali Larijani et Ali Shamkhani.

Le porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que Shamkhani et Khamenei ont été éliminés. Une source américaine a précisé que la réunion devait initialement se tenir samedi soir à Téhéran, mais le renseignement israélien a détecté que la rencontre avait été avancée au samedi matin — l’offensive a donc été immédiatement anticipée pour frapper au moment opportun.

Détails sur les victimes et chaos au sein du régime

  • Pertes familiales : L’agence iranienne Mehr, citant des sources de la résidence du Guide, confirme le décès de la fille, du gendre et de la petite-fille de Khamenei.

  • Crise de succession : Les Gardiens de la Révolution (Pasdaran) tenteraient de désigner un successeur en urgence. Toutefois, l’intensité des frappes aériennes empêche la réunion formelle de l’Assemblée des Experts. Les Pasdaran pousseraient donc pour une nomination hors cadre légal.

  • Désorganisation militaire : La chaîne Iran International rapporte un état de confusion totale. La chaîne de commandement est brisée, et de nombreux commandants militaires refusent de se présenter à leurs bases par crainte d’être ciblés à leur tour.

  • Peur de la rue : Les autorités craignent qu’au lever du jour, la population n’envahisse les rues pour lancer une nouvelle vague de protestations contre le régime.

Le double jeu de l’Arabie saoudite

Une révélation du Washington Post jette une lumière nouvelle sur le rôle de Ryad :

  • En public : Le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) affichait son soutien à une solution diplomatique et assurait au président iranien Pezeshkian que l’espace aérien saoudien ne serait pas utilisé pour des frappes.

  • En coulisses : MBS aurait multiplié les appels téléphoniques avec le président Trump pour l’encourager à utiliser la puissance militaire américaine. Il aurait averti que sans une intervention massive, l’Iran sortirait plus fort et plus dangereux de cette crise.

  • Motivations : Ce double jeu visait à protéger les infrastructures pétrolières saoudiennes d’une éventuelle vengeance iranienne, tout en cherchant à affaiblir définitivement Téhéran, considéré par Ryad comme son ennemi ultime.

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