La Syrie a exprimé son espoir de voir bientôt reprendre les négociations avec Israël concernant un accord de sécurité, un processus qui pourrait aboutir au retrait israélien de territoires syriens. Cette déclaration intervient peu après une attaque israélienne contre une base aérienne syrienne, soulignant la fragilité de la situation. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Shaibani, a insisté sur la nécessité d’arrêter les frappes israéliennes comme priorité avant toute avancée diplomatique. Selon lui, des mesures de confiance doivent être mises en place pour stabiliser la région.
Le projet d’accord de sécurité envisagé prévoit la création de plusieurs zones de sécurité près de la frontière israélo-syrienne, incluant une zone tampon sous contrôle de l’ONU et d’autres où les forces syriennes seraient présentes avec des restrictions. Cet accord viserait à mettre fin aux agressions israéliennes et à préparer un retrait progressif des territoires occupés par Israël depuis la chute de Bachar al-Assad. Cependant, Damas accuse Israël d’avoir cherché à éviter la mise en œuvre concrète de cet accord, ce qui freine les progrès.
Les tensions se sont accentuées récemment avec le bombardement par Israël de la base d’Abu al-Duhur, que l’armée israélienne suspectait d’être utilisée par des forces turques, une affirmation démentie par Damas et Ankara. Le gouvernement syrien affirme respecter les préoccupations sécuritaires israéliennes, mais demande en retour le respect de sa souveraineté, notamment en ce qui concerne l’espace aérien et les opérations militaires dans le sud du pays. Cette situation illustre la complexité du conflit, où la méfiance mutuelle demeure un obstacle majeur.



























