Les dirigeants iraniens sont très inquiets : le déclenchement de protestations massives n’est qu’une question de temps

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Des responsables de la sécurité iraniens de haut rang ont présenté un tableau sombre aux dirigeants : l’économie ne pourra pas survivre plus de six à huit semaines au blocus maritime américain, et des millions de travailleurs devraient perdre leur gagne-pain d’ici la fin du printemps. Téhéran redoute des manifestations.

JDN

Le Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, dirigé par Mohammad-Baqer Zolqadr, a convoqué une réunion d’urgence face aux inquiétudes croissantes des dirigeants iraniens quant à la possibilité qu’une vague de protestations populaires éclate à nouveau prochainement — peut-être même dans les jours à venir. C’est ce qu’a rapporté le site « Iran International », considéré comme l’un des principaux organes de l’opposition iranienne.

Lors de cette réunion, de hauts responsables de la sécurité ont présenté une évaluation de la situation économique alarmante, selon laquelle la détérioration économique sera le facteur direct d’une inflammation sociale. D’après les estimations présentées, l’économie iranienne n’est pas préparée à résister à un blocus maritime de la marine américaine pour une période de plus de six à huit semaines — un laps de temps très court qui génère une pression immense sur les dirigeants à Téhéran.

En plus de la détresse immédiate, une prévision inquiétante à court terme a été exposée lors de la discussion : d’ici la fin du printemps, deux millions de citoyens iraniens pourraient perdre leur emploi dans le secteur privé — un chiffre qui reflète l’ampleur de l’érosion économique accumulée ces derniers mois. L’un des facteurs de ce chômage est la coupure prolongée d’Internet en Iran ; environ 20% de la main-d’œuvre iranienne dépend d’une connexion aux infrastructures en ligne, et depuis le début de la guerre, ces travailleurs sont restés inactifs à leur domicile.

La conclusion qui s’est dégagée de la discussion a été sans équivoque : les responsables de la sécurité sont arrivés à l’estimation qu’une explosion de la contestation publique est inévitable. Selon ces mêmes sources, la seule question qui reste en suspens est celle du calendrier.

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