« Les navires du diable n’osent plus s’approcher » : les échanges de tirs à Ormuz se poursuivent — et les États-Unis attendent la réponse de l’Iran

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Parallèlement aux échanges de tirs dans le détroit d’Ormuz, les Américains espèrent une réponse « sérieuse » à leur proposition visant à mettre fin à la guerre. De leur côté, les Iraniens ne se pressent pas et tournent la situation en dérision : « Les navires du Grand Satan n’osent même plus s’approcher du détroit. »

Par ailleurs, des images satellites révèlent que les frappes menées dans le cadre des opérations « Am Kelavi » (« Un peuple comme un lion ») et « Shaagat HaAri » (« Le rugissement du lion ») ont considérablement retardé la capacité de Téhéran à parvenir à l’arme nucléaire.

Les États-Unis ont déclaré vendredi soir qu’ils attendaient une réponse iranienne à leur proposition de fin de guerre dans le courant de la journée. Mais alors que les échanges de tirs se poursuivent dans le détroit d’Ormuz, il semble qu’à Téhéran, on ne soit pas pressé de répondre.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé espérer que la réponse iranienne « sera sérieuse », mais la République islamique continue pour l’instant de menacer et de se moquer des tentatives américaines visant à la faire céder.

Le président américain Donald Trump a déclaré cette nuit à des journalistes devant la Maison-Blanche qu’à Washington « on attend prochainement une réponse de l’Iran ». Il a également évoqué une possible reprise de l’opération « Project Freedom » destinée à escorter et secourir les navires dans le détroit d’Ormuz : « Je pense que c’est une bonne opération, mais nous avons d’autres moyens d’agir. Peut-être reviendrons-nous à “Project Freedom” si les choses n’avancent pas — mais ce sera “Project Freedom” en plus d’autres mesures. »

De son côté, le chef du système judiciaire iranien, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, a affirmé hier : « Tous les plans de l’Amérique pour contrôler le détroit d’Ormuz se sont aujourd’hui effondrés. Les navires du Grand Satan n’osent même plus s’approcher du détroit. »

Dans le même temps, contrairement à l’évaluation des services de renseignement américains, l’Institute for Science and International Security, qui s’appuie sur des images satellites des installations nucléaires iraniennes, affirme que la capacité de l’Iran à obtenir la bombe a été significativement affaiblie à la suite des frappes de la guerre.

Le rapport de l’institut présente les installations nucléaires frappées par Israël et les États-Unis pendant la guerre contre l’Iran. L’institut affirme avoir identifié au moins six sites touchés. Trois autres sites bombardés pourraient également être liés au programme nucléaire, mais les informations disponibles ne permettent pas de l’établir avec certitude. Au total, entre six et neuf sites récemment attaqués étaient liés au nucléaire.

Le rapport précise également que l’activité israélienne lors de la deuxième phase de la guerre s’est davantage concentrée sur la destruction des capacités iraniennes de production d’armes nucléaires. Certains des sites frappés ont été révélés pour la première fois, et, selon l’institut, ils mettent en lumière l’ampleur des activités iraniennes dans le domaine de l’armement nucléaire.

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