De nombreux dirigeants internationaux ont réagi au conflit avec l’Iran. Beaucoup appellent à un retour à la diplomatie, tandis que les pays du Golfe condamnent fermement les attaques iraniennes subies sur leur sol.
Arouts 7 – Nissan Tsur
Europe : Entre soutien sécuritaire et appels à la retenue
Quelques heures seulement après le début des hostilités, les premières déclarations officielles sont tombées :
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Royaume-Uni : Le gouvernement a précisé qu’il n’avait pas pris part aux frappes en Iran. Tout en réaffirmant que l’Iran ne doit jamais obtenir l’arme nucléaire, Londres appelle à la diplomatie : « Nous ne souhaitons pas voir une escalade supplémentaire mener à un conflit régional plus large. Notre priorité immédiate est la sécurité des citoyens britanniques dans la région. »
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Allemagne : Un porte-parole a indiqué que l’Allemagne avait été informée par Israël en amont des frappes. Le chancelier Friedrich Merz a déclaré suivre l’évolution de la situation en coordination étroite avec ses partenaires européens.
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France : Le président Emmanuel Macron a proposé l’aide de la France aux pays du Golfe (où Paris maintient une présence militaire, notamment aux Émirats, au Qatar et en Jordanie). Macron a eu des mots très durs envers le régime de Téhéran : « Le massacre [des manifestants] perpétré par le régime islamique le disqualifie et exige que l’on donne une voix au peuple. »
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Union Européenne : La Haute représentante pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a souligné que le régime iranien représente une « menace grave pour la sécurité mondiale » en raison de ses programmes balistiques et nucléaires ainsi que de son soutien au terrorisme.
Le bloc des soutiens et la crainte d’un embrasement
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Russie, Pakistan et Malaisie : Ces pays ont condamné les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, appelant à la retenue.
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Liban : Les dirigeants libanais ont appelé à « donner la priorité au bien-être des citoyens iraniens ». Ce message s’adressait implicitement au Hezbollah, dans l’espoir d’éviter que l’organisation ne s’immisce dans le conflit en attaquant Israël.
Indignation dans le Golfe
Les monarchies du Golfe ont vivement réagi aux attaques directes de l’Iran sur leurs territoires (Bahreïn, Koweït, Émirats) :
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Arabie Saoudite : Ryad a qualifié les tirs iraniens sur Bahreïn et d’autres États de « violation flagrante de leur souveraineté nationale ». Le royaume saoudien a affirmé sa « solidarité totale et son soutien indéfectible à ces nations », s’engageant à consacrer toutes ses ressources pour les aider dans les mesures qu’elles décideront de prendre.



























