Sur fond de crise de la conscription : tractations secrètes pour remplacer Netanyahou et former un gouvernement alternatif dirigé par Gantz

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À la suite du rejet du plan sur la conscription, des éléments de l’opposition ont testé la faisabilité d’une motion de censure constructive avec les partis orthodoxes (‘Haredim). Le parti Judaïsme unifié de la Tora a opposé son veto sur Lapid et Edelstein et a proposé Gantz, mais l’opposition exige que ce dernier ne se présente pas aux prochaines élections. Le parti Bleu et Blanc dément.

JDN

De nouveaux axes politiques se dessinent en coulisses de la crise de la loi sur la conscription : le politologue Amit Segal révèle ce soir que des membres de l’opposition ont entamé des approches auprès du parti Judaïsme unifié de la Tora (Yahadout HaTora), afin d’évaluer la faisabilité d’une démarche de « censure constructive ».

Dans ce cadre, le gouvernement actuel serait renversé et Benjamin Netanyahou serait remplacé par un candidat alternatif de droite ou du centre, sans pour autant entraîner le pays vers des élections anticipées. Cette manœuvre intervient alors que les partis orthodoxes ont annoncé à Netanyahou qu’ils rejetaient la mouture actuelle du projet de loi sur la conscription militaire.

Au cours de ces premiers contacts, le parti Judaïsme unifié de la Tora a clairement signifié aux initiateurs de la démarche qu’il excluait catégoriquement tout soutien au chef de l’opposition, Yaïr Lapid, ainsi qu’au député Yuli Edelstein (Likoud).

En revanche, les orthodoxes ont avancé un nom surprenant comme candidat de consensus pour le poste de Premier ministre : le président du Camp étatique, Benny Gantz.

D’après la perception des responsables de Judaïsme unifié de la Tora, l’opposition aurait été disposée à envisager favorablement une option autour du nom de Gantz, mais y a posé une condition centrale et stricte : que Gantz s’engage à ce qu’il s’agisse uniquement d’un gouvernement de transition temporaire et qu’il ne se présente pas au poste de Premier ministre lors des prochaines élections législatives.

Cette démarche dramatique place le système politique à portée de main d’un changement de pouvoir au sein de l’actuelle Knesset. Aujourd’hui, l’opposition compte 52 députés.

En y ajoutant les 7 sièges de la faction Judaïsme unifié de la Tora, ce bloc commun atteint 59 députés – soit à seulement deux députés de la majorité requise de 61 voix pour voter une motion de censure constructive.

Malgré ces échanges et ces approches mutuelles entre les cercles de l’opposition et les orthodoxes, le parti de Gantz s’est empressé de tempérer ces informations, déclarant dans une réaction officielle que personne ne s’était entretenu avec eux à ce sujet.

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