Blog

Vers l’européïsation de Tsahal ?

0

Shmuel Trigano

La crise politique qui s’est ouverte en Israël est au carrefour de plusieurs enjeux très graves. La politique de Natanyahou à Gaza est un échec catastrophique qui ruine la dissuasion d’Israël face à ses ennemis et la confiance d’une grande majorité du public en Tsahal : raison d’inquiétude à la veille, peut être, d’un conflit au nord avec le Hezbollah et l’Iran (véritables instigateurs de la provocation du Hamas à Gaza).

Et ceci avant tout parmi les électeurs de la droite, qui s’exposent ainsi demain, s’ils manifestent leur dépit dans les urnes, à un retour de la gauche qu’ils ne souhaitent profondément pas.
Grands dommages également pour Israël si Natanyahou perdait le pouvoir alors qu’il est dans une marche triomphale sur le plan diplomatique qui a acquis à Israël un rayonnement et une puissance qui n’ont jamais été. Dans l’Orient décomposé, sa politique a assuré une paix et une croissance exceptionnelles.

Pourquoi cette politique ?

Comment expliquer alors la débandade devant Gaza. Admettons qu’il puisse y avoir de bonnes raisons. Le Hamas s’est manifestement livré à une provocation délibérée (sans doute orchestrée par l’Iran au moment où celui ci subit les sanctions américaines), destiné à enferrer l’armée israélienne dans un piège au sud afin de l’attaquer par surprise au nord. La politique de Natanyahou aurait ainsi visé à ne pas y tomber… D’un autre point de vue, Israël peut estimer que le Hamas ne fait pas peser sur lui de menace vitale alors qu’il y a de plus violents ennemis, quoique que ce calcul coute cher en sacrifice de la vie quotienne des régions sud d’Israël. Limiter la confrontation limiterait ainsi l’incendie. A l’inverse, écraser le Hamas en rentrant à Gaza exposerait Israël à une prise en charge de ce territoire problématique, il y perdrait ses forces. Le remettre dans les mains de Abou Mazen serait une erreur politique qui confèrerait à l’OLP-Autorité palestinienne un pouvoir inacceptable pour Israël qui serait pris en tenailles. Il faut donc maintenir à Gaza la crise à feu doux.}}}

Ces arguments s’entendent mais la passivité face à l’agression de Gaza pèse peut être plus dans la balance surtout pour la psychologie immémoriale des Arabes pour lesquels une telle attitude lance un appel à encore plus de violence. Houdeïba (le pacte trompeur passé par Mahomet avec ses ennemis) exige ! Les traités sont fragiles dans cet univers… Ce qui n’élimine pas la possibilité que le choix de natanyahou vise à préserver les nouveaux liens d’Israël avec l’Egypte, l’Arabie saoudite, les Emirats, face à l’impérialisme religieux de l’ennemi commun iranien.

Une nouvelle donne ?

Il y a cependant un autre élement qu’il faut prendre en considération dont le comportement de Natanyahou et de l’Etat major de Tsahal nous donne une illustration et que j’ai défini comme une « européïsation ». Ce que j’entends par là, c’est cette attitude qui oppose une patience « stoïque » face aux agressions et aux menaces dont on est l’objet, faisant mine de les ignorer, les travestissant sous des mots anodins, quand on on ne les revêt pas des atours des « droits de l’homme », en choisissant de les gérr de façon minorante. C’est la façon dont l’Union Européenne traite la menace islamiste.

Cette européïsation des mentalités et des mœurs, nous en avons eu très recemment des indices. L’affaire du soldat Elor Azaria en a été le sommet. Si l’on peut juger que son tir sur le terroriste à terre était inapproprié, son traitement par la justice militaire fut abusif et a provoqué un profond traumatisme dans le public israélien. Mais il y a eu aussi d’autres incidents, comme ce général qui dans un discours public a alerté sur le danger de nazisme qui pèserait sur la société israélienne, sans négliger bien d’autres expressions publiques d’ex-militaires ou d’ex responsables sécuritaires, sans compter le discours de tel ou tel ex-chef d’Etat major entrant en politique. L’identification de l’ennemi en ressort brouillée. Ce qui implique trouble et suspicion dans le « peuple », les soldats lambda, tenus ipso facto par ses chefs militaires pour développer ces penchants dangereux. Un tel clivage éventuel serait inédit.

Il faut aussi rappeler, sous ce jour, la crise qui frappe Tsahal et notamment le chef d’Etat-major, Gady Eizenkott (qui termine ses fonctions à le fin de l’année), qu’un rapport de l’ombudsman (le défenseur des droits) de l’armée a critiqués pour être impréparés à une guerre prochaine, ce que le chef d’Etat major conteste. Le commission de défense de la Knesset est appelée à trancher. Ce qui est en question, en fait, c’est le « Plan Gédéon » qu’a mis en œuvre le présent chef d’Etat major pour « dégraisser » les effectifs de l’armée et notamment éviter le carrièrisme, ce qui a eu pour effet d’affecter la quantité et de la qualité, la motivation, de l’encadrement.

Cette évolution découle peut être du fait qu’Israël s’est embourgeoisé et que l’armée y est moins une « armée du peuple » qu’auparavant, jusqu’à la guerre de Kippour. C’est sans doute aussi la menace de juridiction internationale que fait peser l’Union Européenne sur Israël et l’armée qui fait son effet sur les gradés qui pourrait craindre leur inculpation et les forcent à s’aligner sur les catégories européennes, des catégories qui en fait ne s’appliquent qu’à Israël comme de nombreuses situations en témoignent.

Cette « éthique » va de pair avec un nouveau type de guerre face à laquelle elle est immanquablement défaillante et un facteur d’échec : la guerre « asymétrique ». La doctrine palestinienne de la guerre y est toute résumée.

LA NOUVELLE GUERRE D’ISRAEL

Les Palestiniens sont en effet les grands inventeurs de ce type de guerre. Ils ont inventé dans les années 1970 les détournements d’avion et les attentats spectaculaires, calculés sur mesure pour que la télévision les répercute à l’infini. Le Hamas vient d’innover à Gaza avec les ballons incendiaires qui relaient les tunnels d’assaut, contre lesquels Israël a déjà trouvé semble-t-il une parade, et l’assaut contre la barrière de la frontière – judicieusement nommé « La marche du retour », joli terme pour définir une invasion … Le but essentiel de ces actions est le spectacle que cette invasion fournira aux chaines de télévision, friandes de « vécu ».

Autant de dispositifs qui inaugurent un nouvel âge de la guerre. Quelques conditions doivent être réunies pour qu’il soit mis en œuvre : cette guerre n’est possible que contre une société démocratique (pas la Russie de Poutin, ni l’Arabie saoudite (cf. la guerre du Yemen), une guerre livrée non par une armée régulière – désormais un handicap – mais une entité terroriste (jouissant d’une base territoriale, c’est à dire d’un substitut d’Etat) qui s’attaque, à une armée régulière, à l’armée d’un Etat de droit, engoncée dans ses réglements et son éthique.

Dans cette guerre, l’humain est au centre, à la fois comme arme de guerre, très inventive, et comme cible de l’agression (les civils) : les « hommes bombes », la piétaille d’enfants et d’adolescents que le Hamas envoie à la mort, le culte islamique de la mort qui orchestre le ballet des suicidés et des enterrés. La faiblesse en est l’arme suprême, quand les miliciens se terrent derrière des boucliers humains civils, qu’ils envoient au combat. Les civils manipulés prennent alors en otage l’armée régulière, attaquée « à mains nues ». Tsahal est ainsi resté un long temps paralysé par les enfants lanceurs de ballons incendiaires. Plus de 1400 hectares ont été ainsi brûlés jour après jour dans une région aux portes du désert du Negev. C’est une nouvelle facette de l’esprit d’invention, tout autre que les milliers de roquettes qui furent déversées sur la région à partir de mosquées, d’écoles, d’hôpitaux de Gaza, rendant impossible leur réduction au silence. A l’âge de « la fin des territoires » comme le clament les postmodernistes, quelque mètres font toujours la différence pour ne pas mourir…

La situation est ubuesque : pendant les arrêts des violences, l’ennemi agressé (Israël) livre par centaines de camions, des vivres et des moyens de subsistance, de l’essence pour les « civils » agresseurs, afin de les nourrir et d’assurer leur quotidien. En somme, la victime nourrit son ennemi. Puisqu’il est civil… Pendant ce temps, par une autre sortie de la frontière, des dizaines de malades attendent leur tour pour le bus qui va les emmener à l’hopital de Bersheva, pour être soignés gratuitement par l’ennemi tant honni. Ainsi les « civils » pourront-ils revenir pour reprendre des forces et monter à l’assaut de la barrière de la frontière…

Du militaire au politique

Ce qui se déroule sur le plan militaire se déroule sur le plan politique. En « territoires occupés », l’Autorité Palestinienne qui a obtenu d’Israël ce que les Palestiniens n’ont jamais eu de toute l’histoire – un territoire, un embryon d’armée, une reconnaissance, etc. – est devenu le cerveau du boycott mondial d’Israël et de son exclusion des forums internationaux. Ramallah est à 15 km de Jérusalem. C’est là, dans le calme et le développement économique, que le spectacle terroriste de Gaza y est formaté pour servir de « preuve » des « crimes de guerre » d’Israël dot l’Autorité palestinienne accuse Israël. A cette fin, les Palestiniens, rencontrent le soutien de la gente médiatique des pays démocratiques qui, depuis la chute du marxisme, se dit très préoccupée par « l’humain », les « droits de l’homme ». Les Palestiniens ont bien perçu le point sensible du discours dominant en Occident, notamment celui de l’Union Européenne qui, à défaut d’avoir une âme commune s’est donnée ce credo. En réalité, cet état de faits est « monitoré » par l’UE. Les Palestiniens n’ont plus qu’à pianoter sur ce clavier pour téléguider la réprobation d’Israël.

C’est vrai aussi pour les citoyens israéliens d’origine palestinienne à ce que démontrent les 13 députés à la Knesset qui les représentent nommément, perpétuellement à l’œuvre pour déférer le pays qu’ils représentent devant le tribunal international pour le racisme et l’apartheid dont il les frapperait. Ici la démocratie qui leur confère des droits égaux leur ouvre la porte non seulement de l’infidélité mais aussi … du ridicule, car leur discours est infirmé, par leur position et leur action, en même qu’il est proféré. Le volet interne à la société démocratique agressée est un sujet en soi : autour des « droits de l’homme » la guerre asymétrique s’étend à un deuxième front, le front intérieur.

On aurait tort de croire que cette manipulation à laquelle invite malgré elle la démocratie – en tout cas les flibustiers qui veulent la prendre d’assaut en exploitant ses faiblesses dans l’ordre des droits de l’homme – est limitée à Israël. Elle concerne désormais toutes les démocraties convoquées dans l’arène de la guerre asymétrique.

Le dilemme politique actuel

0

 

Le ministre de la Défense Liebermann a démissionné. Cela ne sera pas la première fois, et il est même possible que ce ministre atteint un taux record de démissions (2002, 2004, 2012, etc.). Son grand souci : la conduite d’Israël envers les Palestiniens, que lui, Liebermann, se promettait d’envoyer à la Mer Morte pour les noyer, ou encore déclarait en terminer avec le ‘Hamas de Gaza en 48 h. Or il n’y parvient pas.

Actuellement, après des mois d’agressions suivies de la part du ‘Hamas et des autres groupes oeuvrant à Gaza, puis après l’opération militaire qui était censée rester dans la discrétion, mais qui a raté (sans qu’on sache en vérité quel était son but) et a été suivi d’une pluie intense de quelques 500 engins destructifs en provenance de Gaza, le gouvernement israélien dans son ensemble est resté sur sa position assez neutre, permettant même le versement d’une belle somme d’argent en dollars cash en provenance du Katar.

Le public est loin de comprendre une telle approche, et Liebermann y voit un moyen de se montrer fort et dur. De là sa démission, et son espoir de remonter la pente pour arriver, à ces éventuelles prochaines élections, à un meilleur score, et revenir à son poste de ministre de la Défense. Et alors ? Pourra-t-il faire mieux ? Contre le chef du gouvernement ? Contre l’avis des chefs de l’armée et des services de renseignement, qui abondent eux aussi dans le sens du calme et de la retenue ? C’est plus qu’improbable.

Ceci, pour expliquer la démarche de Liebermann.

Et Netaniahou ?

Nul doute que le pays est divisé entre deux conceptions : l’une, concevant que seule la voie dure est la bonne, attaquer le ‘Hamas et le détruire, et ne rien leur céder ; l’autre, comprenant que le ‘Hamas est un moindre mal, et que sans ce groupe, cela sera l’anarchie totale dans ce secteur.

Netaniahou est parfaitement conscient de ce dilemme, et tend à tout faire pour arriver à des accords, bons ou mauvais, ou plutôt, les moins négatifs possibles, avec les responsables du ‘Hamas.

Car il n’y a rien d’autre à faire : admettons qu’Israël se lance dans un nouveau conflit avec la bande de Gaza, alors les gens en souffriront des deux côtés de la frontière, sans oublier les pertes en soldats, les combats engendreront de nouveaux dégâts dans les infrastructures civiles et militaires gazouites, mais détruire le ‘Hamas aura pour incidence la question d’un nouveau groupe dirigeant la vie dans la région. Or personne n’est en mesure de prendre en main sa gestion ! Aucun groupe politique interne n’est prêt à cela : ce sont tous des hyper-terroristes qui ne savent qu’une seule chose, semer la destruction autour d’eux. L’Egypte n’est pas non intéressée à prendre les choses en main, et évidemment pas non plus Israël.

La situation est ingérable, et ce n’est certainement pas une démission telle que celle de Lieberman qui va ajouter quoi que ce soit : il est plus que probable que Nethaniahou redevienne Premier Ministre, et que dans l’ensemble les partis qui seront en présence arriveront grosso-modo aux mêmes scores.

Du reste, admettons que cela change : est-ce que réellement la Gauche, en admettant que l’impossible puisse arriver et que cela soit l’un ou l’autre de ses groupes qui prennent les choses en main, la Gauche fera-t-elle mieux ? Elle ne sait que de lâcher du lest, comme elle l’a prouvé avec les terribles accords d’Oslo et d’ailleurs, avec les incidences catastrophiques que ces démarches infantiles et inconscientes ont eues.

Il se peut qu’il faille concéder à Liebermann qu’une main plus forte dans la lutte contre les manifestants à Gaza et contre le ‘Hamas ne soit pas inutile, mais de là à démissionner ? Cela n’est pas acceptable, ni très sérieux.

Affaire Khan al-Ahmar: l’Union européenne bafoue les accords signés

0
 – Le Cape

Khan al-Ahmar n’est pas un village palestinien comme le laissent entendre les chancelleries européennes et la presse française.

Il s’agit d’un ensemble de structures bédouines situées dans le désert de Judée, à l’Est de Jérusalem. 

Ce campement sauvage est situé sur un terrain public proche de la route principale reliant Jérusalem à la vallée du Jourdain. Cette autoroute est stratégique sur plusieurs plans. En cas de crise et de conflit, elle pourra être utilisée par l’armée israélienne pour déplacer des troupes vers les lignes du front Est.

L’ordre de quitter le village fait suite à des années de bataille juridique, après l’échec de longues négociations sur un éventuel déplacement. L’administration civile israélienne a proposé de déplacer les habitants de Khan al-Ahmar sur un site à l’ouest du Jahlin, à seulement 8 km du campement actuel.

Les bédouins ont refusé cette proposition et ont perdu un recours déposé devant la Cour suprême. Les juges ont déclaré : « Personne ne conteste que ce campement soit illégal et ait été construit en violation des lois locales et donc il devrait être démoli. » Malgré ce verdict, le Premier ministre a donné une nouvelle chance aux négociations et aux propositions reçues des différentes parties. Toutefois, la loi devrait être appliquée à la lettre et il n’a pas l’intention de reporter la décision de la Cour Suprême indéfiniment, mais pour une période courte et limitée, soulignant que le campement serait in fine démoli.

Rappelons que la Cour suprême d’Israël avait statué que des familles juives vivant dans des logements construits illégalement devaient être déplacées, comme ce fut le cas de Migron (2012), Amona (2017) et Netiv Ha-Avot (2018).

La démolition de ce hameau bédouin repose sur des droits israéliens garantis par les accords d’Oslo. Soulignons que Khan al-Ahmar est situé en zone C, où Israël a conservé à la fois des autorités civiles et sécuritaires, et notamment le pouvoir de décider des questions relatives aux paramètres du terrain et à la planification.

Depuis la décision de la Cour suprême, le sort de ce campement a suscité étrangement l’intérêt de certains pays, dont huit membres de l’Union européenne qui l’ont appelée Israël « à revoir sa décision ». Ils ont même accusé Israël de vouloir raser Khan al Ahmar pour créer un « arc d’implantations juives qui isolerait de facto Jérusalem-Est de la Cisjordanie, deux territoires capturés par Israël en 1967. »

Les Nations unies, l’Union européenne et des groupes de défense des droits de l’Homme ont exhorté l’État d’Israël à ne pas démolir le campement, pourtant illégal selon la loi, en mentionnant les conséquences négatives d’une telle opération tant sur le plan humanitaire que politique.

Ces affirmations sont assez troublantes de la part d’organisations internationales et de pays censés connaître le cadre juridique de cette affaire. De plus, les accords d’Oslo II de 1995 ont été signés et certifiés par l’Union européenne et l’ONU ainsi que par d’autres pays en tant que témoins.

Comment les institutions de l’UE peuvent-elles tolérer des constructions illégales qui violent un accord international dont l’UE est signataire ?

Ces actions sapent la crédibilité même de l’Union européenne et de ses institutions, ainsi que leur statut d’intermédiaire honnête dans tout futur processus de paix au Moyen-Orient.

Voir la vidéo de Dore Gold (en anglais) :

 

Le n° 217 de Kountrass a paru : son grand dossier est consacré à la ‘Akédath Yits’hak

0
Le numéro 217 de Kountrass a paru – en format numérique, mais aussi en format papier, pour qui le désire !

Son sujet central : La ‘Akédath Yits’hak

La ‘Akédath Yits’hak (le sacrifice de Issac) est pour le peuple juif un moment de haute importance, la dixième épreuve de notre Patriarche Avraham, qui est pour nous, depuis lors, un élément auquel nous faisons appel. C’est le cas durant les Grandes Fêtes de Tichri, et aussi tout au courant de l’année, durant nos prières.
Mais que s’est-il passé ce jour-là ? Avraham a-t-il réellement été prêt à immoler son fils ? Et cela s’est-il passé sans difficultés ni entraves ?
Kountrass vous propose, à son habitude, un Grand Dossier innovant, et pourtant reposant sur nos sources les plus classiques.
A ne pas manquer, abonnez-vous format papier ou numérique, ou achetez ce numéro spécifique !
Bonne lecture !

Netanyahou face à l’ultimatum de Bennett

0
Marc – JForum

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le chef du parti politique Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, signent un accord de coalition à la Knesset le 25 mai 2016 (Yonatan Sindel / FLASH90).

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou (à droite) et le chef du parti politique Israël Bétenou, Avigdor Lieberman, signent un accord de coalition à la Knesset le 25 mai 2016 (Yonatan Sindel / FLASH90).

 

La question de savoir si le Premier ministre Netanyahou souhaitait aller aux urnes était le facteur déterminant pour savoir si les crises récentes de la coalition allait faire tomber la coalition et imposer de nouvelles élections.

La démission mercredi d’Avigdor Liberman du poste de ministre de la Défense, aussi dramatique qu’elle puisse être, n’a pas changé la donne. Israël Bétenou de Lieberman ne disposant que de cinq des 120 sièges à la Knesset, il ne retirera pas le parti de la coalition, mais le laissera plutôt avec sa maigre majorité à peine 61.

Mais contrairement aux cas précédents de luttes internes au sein de la coalition, la décision de convoquer des élections, bien que toujours entre les mains du Premier ministre, n’est certainement pas conforme aux conditions que pourrait espérer Netanyahou.

Depuis que son Likoud a maintenu une avance quasi incontestée et sans cesse croissante dans les sondages depuis la victoire à la Knesset de 30 sièges en 2015, les rivaux de Netanyahou, appartenant ou non à la coalition, se sont régulièrement opposés à l’idée d’élections anticipées. Même si certains ont parfois opté pour lui imposer des ultimatums sur des points contestés de ses orientations politiques, il a souvent été en mesure d’affronter ses adversaires dans un jeu politique, les laissant ainsi devoir attendre sa décision de faire demi-tour et changer d’avis à la dernière minute.

Le parti de Lieberman a souffert dans les sondages récents, certains prédisant qu’il pourrait même avoir du mal à obtenir suffisamment de voix pour franchir le seuil électoral et conserver des sièges à la Knesset. Sa démission, cependant, après avoir vivement critiqué la réaction trop modérée du gouvernement à l’intensification de l’escalade de Gaza cette semaine, cherche à le positionner à la droite de Netanyahu et à mobiliser un soutien via la colère publique, visible à Sderot notamment.

Lieberman a déclaré mercredi que sa décision de quitter le gouvernement avait été prise à la lumière du cessez-le-feu qui aurait été convenu mardi entre Israël et des groupes terroristes palestiniens à Gaza, à la suite d’un tir de barrage sans précédent de plus de 400 roquettes lancées par le Hamas et d’autres groupes terroristes sur Israël.

«Ce qui est arrivé hier, le cessez-le-feu, ainsi que l’accord avec le Hamas, est une capitulation devant la terreur. Il n’y a pas d’autre moyen de l’expliquer », a accusé Lieberman, affirmant qu’il n’était pas d’accord avec la décision du Premier ministre d’accepter la trêve et avait plaidé pour une réponse plus ferme.

Au cours d’une séance de questions-réponses ultérieure, il a même prédit que les électeurs de droite «verraient toute l’hypocrisie des autres partis» et récompenseraient son parti, Israël Bétenou, de 20 sièges à la Knesset.

Mardi soir, des centaines de personnes ont manifesté contre le cessez-le-feu à l’entrée de la ville de Sdérot, en bloquant les routes et brûlant des pneus. Certaines personnes ont scandé «Bibi go home», en utilisant le surnom de Netanyahu.

Le Premier ministre n’appréciera pas la perspective que ces électeurs de droite d’un bastion du Likoud considèrent Lieberman comme leur sauveur, à sa place.

La ministre de l’Education, Naftali Bennett, prend la parole lors d’une réunion du parti Foyer Juif à la Knesset, le 5 novembre 2018. (Miriam Alster / Flash90)

Et si la démission de Lieberman laisse Netanyahu les bras ballants, l’ultimatum du Foyer juif à Netanyahu – donner au leader Naftali Bennett le portefeuille vacant de la défense ou faire face à sa propre sortie du gouvernement – lui fait potentiellement perdre pied.

“C’est soit le ministère de la Défense, soit nous sortons”, ont déclaré mercredi des responsables du parti. “C’est notre ultimatum pour rester au gouvernement.”

Il est de notoriété publique que l’on peut reculer devant un ultimatum, à condition de ne pas utiliser le mot ultimatum. Le parti national-religieux ne peut pas renoncer facilement à cet ultimatum audacieux.

Cela laisse deux options à Netanyahu, et il n’en aimera aucune : aller aux élections selon les conditions de Liberman ou maintenir la coalition selon celles de Bennett.

Au-delà des intérêts partisans et de “cuisine politique”, la question reste entière de savoir ce que Naftali Bennett pourrait bien faire de ce poste de Ministre de la Défense, et de la question cruciale de Gaza dans le contexte géopolitique mouvementé, au Liban et en Syrie, en un laps de temps aussi court, soit la dernière année restante avant l’échéance officielle des élections. Au-delà, cette demande n’augure pas d’une coalition anti-Bibi, reformant une droite plus radicale Yisrael Beïtenu/Habaït Hayehudi, pour détrôner l’indéracinable. A moins que, cette fois, Netanyahu ait définitivement perdu sn titre de “Monsieur Sécurité” pour devenir le maître incontesté de l’indécision et de l’irrésolution de questions cruciales pour au moins le tiers sudiste de la population.

JForum avec agences

France Inter corrige la description mensongère de localités israéliennes comme des « colonies »

0

Nous sommes satisfaits de la reconnaissance de cette erreur par la radio.

Cependant, la correction sur le site ne s’accompagne d’aucun commentaire pour faire savoir aux lecteurs que le texte initial comportait une erreur importante.

Plus grave, la chronique audio inchangée est toujours en ligne. Or, comme l’expliquait InfoEquitable dans l’article qui a poussé France Inter à réagir, le reportage reste très tendancieux.

 

En particulier, il donne la parole à un « vieux forgeron libanais » supposément âgé d’une soixantaine d’année qui raconte des souvenirs qu’il ne pourrait avoir que s’il avait au moins 75 ans, traite les Juifs (pas les Israéliens, les Juifs !) de voleurs de terres et fait comprendre qu’Israël doit « redevenir la Palestine » (argument trompeur puisque la Palestine antérieure à 1948 fut une région sous mandat britannique et non un Etat arabe). L’homme appelle donc à éliminer l’Etat d’Israël et cela ne suscite aucun commentaire critique de la part du journaliste Aurélien Colly, envoyé spécial permanent de France Inter à Beyrouth, qui interviewe par ailleurs également un membre du Hezbollah sans préciser que ce mouvement est considéré comme terroriste par de nombreuses autorités dont celles de l’Union européenne…

Au vu du reste de la chronique, le recours au terme de « colonies » pour désigner des localités situées sur le territoire internationalement reconnu d’Israël n’est pas anodin. Davantage qu’une simple erreur factuelle, il se situe en conformité avec la ligne du Hezbollah qui nie le droit aux Juifs d’avoir un Etat : raison pour laquelle nous avions intitulé notre première critique « France Inter reprend la propagande du Hezbollah ».

Cette correction a minima suscite d’autres questions pour France Inter

Est-ce que cette identification sans distanciation avec le narratif d’une organisation terroriste correspond aux standards journalistiques de France Inter, une radio financée par les contributions du public français ?

Pourquoi le reportage audio inchangé, y compris avec la référence erronée aux « colonies » (une fake news, en termes actuels), reste-t-il en ligne ?

Le journaliste a-t-il été sanctionné par la rédaction pour cette faute qui peut avoir des conséquences, en France, sur la sécurité des Juifs qui sont diabolisés dans le reportage (rappelons les paroles du « forgeron »« Quand on était petit, on allait en Palestine. (…) Les Juifs n’étaient pas comme aujourd’hui, ils étaient sages, ils n’attaquaient personne, ne prenaient les terres de personne. ») ?

Nous ne manquerons pas de publier une éventuelle réponse de France Inter à ces questions.

La «victoire» du Hamas et la crise politique

0
Par  – Le Cape

Illustration : Chelomo Cohen, Israël haYom, Liebermann quitte le ministère de la Défense

La démission du ministre de la Défense Avigdor Liberman ne va pas secouer l’état-major de Tsahal ni changer la stratégie israélienne vis-à-vis de Gaza et des Palestiniens.

Cette étrange et incompréhensible démission, intervenue quelques heures seulement après des salves de roquettes sur Israël, est un acte irresponsable de la part d’un homme chargé de la sécurité et la défense de l’Etat d’Israël.

Dans ces moments difficiles et complexes que nous traversons, Lieberman a donc préféré la crise politique et le déchirement de la société israélienne à l’union et la solidarité.

Sa décision s’inscrit surtout dans le cadre d’une longue et interminable bataille politique intérieure israélienne. Elle marque une fois de plus les faiblesses de notre système électoral où chaque chef de petit parti charnière devient capricieux et lunatique, et agit en fonction d’intérêts personnels et souvent par des haines partisanes. La précipitation du ministre de l’Education, Naftali Bennett, et le chantage qu’il exerce pour obtenir le poste vacant, prouvent les lacunes de l’armature démocratique actuelle, les méandres de la politique, et les caprices du système actuel.

Dans ce contexte, des élections anticipées, quelle que soit la date choisie, ne changeront en rien l’échiquier politique. Nous sommes l’un des rares pays de la planète où les partis sont si nombreux. Face aux menaces existentielles et la guerre permanente que nous affrontons quotidiennement, il est temps de changer de cap et de créer une réforme électorale adéquate où s’affronteront quelques partis seulement. En 2018, un parti religieux n’a pas sa place au sein d’un gouvernement, ni un parti séfarade, arabe ou russophone.

Cependant, cette démission n’est sans doute pas « une victoire » du Hamas, mais plutôt un « soulagement » de la population qui s’attendait au pire avec une riposte foudroyante et sans pitié de Tsahal.

Dans cette affaire, Lieberman a prouvé qu’il n’est pas un grand stratège et bien loin de comprendre comment fonctionne la mentalité du monde arabe et particulièrement celle des islamistes du Hamas.

Certes, sa démission a bien entendu renforcé les intentions agressives et belliqueuses de la rue palestinienne, mais malgré les critiques tous azimuts, la dissuasion israélienne n’a pas été ébranlée.

Le Hamas n’est en réalité qu’un groupe terroriste islamiste sans aucune comparaison avec la  force et la puissance de Tsahal. La retenue qui freine une opération de grande envergure ne devrait pas être interprétée comme une faiblesse ou un désarroi. A chaque moment voulu et sans contrainte, Tsahal pourra utiliser sa force de feu.

La force tranquille

Nous rappelons que durant la Première guerre du Golfe, le Premier ministre Yitz’hak Shamir avait adopté une politique de retenue malgré les tirs de missiles Scud et la colère et la rage de la population. Cette politique a été par la suite très bénéfique sur plusieurs plans.

En effet, c’est dans des moments de crise grave qu’un véritable leader devrait exercer sa « force tranquille ». Ne pas calculer les avantages électoraux ou suivre les résultats de tel ou tel sondage, qui d’ailleurs ne sont pas du tout « scientifiques » et ne représentent que l’humeur du jour.

La grogne et la protestation de la population des villes et des villages du Néguev sont parfaitement légitimes et le gouvernement a le devoir d’assurer leur sécurité absolue. Toutefois, il existe un ensemble de données, des causes et des motifs, que seuls le Premier ministre et les chefs des armées et des services du Renseignement connaissent parfaitement. Le contexte régional et international est toujours pris en considération comme les aspects diplomatiques, stratégiques et économiques.

Il est préférable dans certaines circonstances de ne pas agir avec les « tripes » mais avec raison et intelligemment. Garder la tête froide et agir toujours avec sagesse et surtout dans l’intérêt exclusif de l’Etat d’Israël.

 Freddy Eytan

Kahlon à Netanyahou : « Il faut aller aux urnes »

0
Le ministre des Finances Moshe Kahlon a déclaré au Premier ministre Benjamin Netanyahu ce matin à la suite de la démission du ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, que « la bonne chose à faire pour les citoyens israéliens et pour l’économie israélienne est d’aller aux élections »… Détails…

Netanyahou a entamé ce matin une série de consultations avec les chefs des factions partenaires du gouvernement afin de déterminer si la coalition pourrait survivre dans la situation actuelle, avec 61 membres de la Knesset, après la démission des députés de Yisrael Beiteinu et de son président Avigdor Liberman.
Au cours d’une réunion entre le premier ministre et le ministre des Finances, Moshe Kahlon a déclaré à Netanyahou qu’il était impossible de parvenir à la stabilité nécessaire dans la situation actuelle.
Le dernier acte en date concerne la mise en place d’un nouveau gouvernement stable.
Rappelons que le parti « Habayit Hayehudi » a lancé hier un ultimatum à Netanyahou exigeant qu’il nomme comme nouveau ministre de la défense Naftali Bennett, dans le cas contraire, il faudra organiser de nouvelles élections.
Moshé Kahlon s’est vivement opposé à cet ultimatum.
Plus tard dans la journée, le Premier ministre Netanyahou rencontrera les dirigeants des partis orthodoxe, dont Aryeh Deri, Ya’akov Litzman et Moche Gafni, afin de connaitre leurs opinions sur ce sujet.
Deri ne devrait pas s’opposer aux élections alors que Litzman estime que le portefeuille de la défense devrait être confié à son ami, le ministre Naftali Bennett.

Source Koide9enisrael

Etats-Unis : Kosherfest, le plus grand salon des produits cachers au monde

0

La Kosherfest est le plus grand salon au monde dédié aux produits certifiés casher. Des chaînes de supermarchés aux épiceries du coin, des établissements de restauration aux traiteurs, tous les types de décideurs casher trouveront l’occasion et l’inspiration au Kosherfest.

Plus de 6 000 professionnels de l’industrie  et plus de 325 exposants ont présenté des produits et services certifiés casher pour le marché casher.
























































Incendie dans un immeuble de Beth Chémech : 2 enfants grièvement blessés

0

Une épaisse fumée se dégageait des appartements lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux.  Des adultes et des enfants tentaient de sortir par les fenêtres où l’incendie s’était déclaré. Dix-neuf personnes, hommes, femmes et enfants ont été sauvées par les pompiers dont onze membres de même la famille, qui ont été évacués vers les hôpitaux Assaf Harofeh et Hadassah Ein Karem..

Stock Photo
by Yossi Zamir/Flash 90

L’ incendie s’est déclaré jeudi matin au rez-de-chaussé d’un immeuble résidentiel de la rue ‘Hazon Ich à Beit Shemesh avant de se propager dans les étages. Les forces de lutte contre le feu sont arrivées sur les lieux aux côtés des équipes d’urgentistes du Magen David Adom et ont sauvé les dix neuf résidents de l’immeuble. Parmi les blessés, deux enfants âgés de six et sept ans grièvement atteints, ont été évacués à l’hôpital Assaf Harofeh avec une autre jeune femme d’environ 22 ans plus légèrement blessée et sept autres personnes qui avaient inhalé de la fumée. Huit autres blessés ont été évacués vers l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem.

La cage d’escalier de l’immeuble où dix-neuf personnes ont été blessées lors de l’incendie qui s’est déclaré a Beth Chémesh le 15 novembre 2018. Photo de Yaakov Lederman / Flash90

Un des voisins vivant dans l’immeuble a confié s’être réveillé  vers six heures sans comprendre ce qui se passait pas ce qui se passait, mais la forte odeur de feu l’aurait immédiatement alerté.

Selon les données de l’organisation Betérem, entre 2008 et aujourd’hui, 63 enfants sont décédés des suites d’un incendie.

Source www.tel-avivre.com

FERMER

K

 

 

KOUNTRASS

La 'Akédath Yits'hak (le sacrifice de Issac) est pour le peuple juif un moment de haute importance, la dixième épreuve de notre Patriarche Avraham, qui est pour nous, depuis lors, un élément auquel nous faisons appel. C'est le cas durant les Grandes Fêtes de Tichri, et aussi tout au courant de l'année, durant nos prières.
Mais que s'est-il passé ce jour-là ? Avraham a-t-il réellement été prêt à immoler son fils ? Et cela s'est-il passé sans difficultés ni entraves ?
Kountrass vous propose, à son habitude, un Grand Dossier innovant, et pourtant reposant sur nos sources les plus classiques.

Commandez ce numéro en format papier ou numérique : ici
Profitez pour vous abonner à cette revue de référence, lecture préférentielle du Chabbath dans de très nombreuses familles : ici
L'abonnement numérique : ici 

 

 Découvrez-en les bonnes pages ici

  -  Abonnez-vous ici

 

FERMER

K

 

 

KOUNTRASS

La 'Akédath Yits'hak (le sacrifice de Issac) est pour le peuple juif un moment de haute importance, la dixième épreuve de notre Patriarche Avraham, qui est pour nous, depuis lors, un élément auquel nous faisons appel. C'est le cas durant les Grandes Fêtes de Tichri, et aussi tout au courant de l'année, durant nos prières.
Mais que s'est-il passé ce jour-là ? Avraham a-t-il réellement été prêt à immoler son fils ? Et cela s'est-il passé sans difficultés ni entraves ?
Kountrass vous propose, à son habitude, un Grand Dossier innovant, et pourtant reposant sur nos sources les plus classiques.

Commandez ce numéro en format papier ou numérique : ici
Profitez pour vous abonner à cette revue de référence, lecture préférentielle du Chabbath dans de très nombreuses familles : ici
L'abonnement numérique : ici 

 

 Découvrez-en les bonnes pages ici

  -  Abonnez-vous ici