Roumanie: controverse après le rejet d’un projet de musée de la Shoah

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The new holocaust museum 'House of Fates' housed in what was the former 'Jozsefvarosi' railway station is pictured in Budapest on January 21, 2019. - As Hungarian Jews prepare to mark International Holocaust Remembrance Day Sunday, the community finds itself riven by a bitter dispute over the long-delayed opening of a Holocaust museum in Budapest. The "House of Fates" complex, fronted with two 15-metre-high towers of stacked cattle wagons connected by a giant floodlit metal bridge in the shape of the Jewish Star of David, dominates a boulevard on the run-down fringe of the city centre. (Photo by FERENC ISZA / AFP)

Des voix se sont élevées mardi pour déplorer le rejet par le conseil municipal de Bucarest d’un projet de musée de l’Holocauste, lequel reste toutefois à l’ordre du jour dans ce pays qui a longtemps nié sa responsabilité dans l’extermination des juifs.

Lancé en 2016 par le gouvernement pour « mieux faire connaître » la Shoah et combattre le négationnisme, ce projet de musée dans la capitale roumaine a essuyé un vote négatif lundi soir au conseil municipal de Bucarest, alimentant les accusations d’antisémitisme.

Plusieurs conseillers ont estimé qu’un tel musée « n’avait pas sa place au centre de la capitale », a déploré Radu Ionid, un des responsables du Musée de l’Holocauste de Washington, dénonçant un « vote aux relents antisémites ».

« L’idée selon laquelle les juifs doivent partir à la périphérie de la ville n’est pas nouvelle », a ajouté cet historien d’origine roumaine.

Regrettant le résultat du vote, la maire sociale-démocrate de Bucarest, Gabriela Firea, a promis de remettre ce projet à l’ordre du jour lors d’une prochaine réunion.

Ce rejet intervient au plus mauvais moment pour la majorité de centre-gauche, qui prévoit de présenter mercredi ce projet de musée à la communauté internationale à l’occasion d’une réunion organisée à Bucarest dans le cadre de la présidence roumaine de l’Union européenne.

Après avoir longtemps rejeté sur l’Allemagne nazie toute la responsabilité de l’Holocauste, la Roumanie a accepté en 2003 de mettre en place une commission internationale d’experts pour étudier son propre rôle dans la Shoah.

Entre 280.000 et 380.000 juifs roumains et ukrainiens ainsi que 11.000 Roms sont morts sous le régime du maréchal roumain Ion Antonescu entre 1940 et 1944, selon le rapport de cette commission dirigée par le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel.

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La Roumanie compte aujourd’hui environ 3.200 juifs, selon le dernier recensement de 2011.

Source www.i24news.tv

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